Problèmes sociaux et culturels des familles d’immigration récente. Perceptions des familles et des intervenants

Problèmes sociaux et culturels des familles d’immigration récente. Perceptions des familles et des intervenants

Problèmes sociaux et culturels des familles d’immigration récente. Perceptions des familles et des intervenants

Problèmes sociaux et culturels des familles d’immigration récente. Perceptions des familles et des intervenantss

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Référence bibliographique [7609]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Le texte vise à rendre compte de la méthodologie utilisée pour les fins de cette recherche ainsi que des principaux résultats des secteurs social et culturel et sur les implications d’une telle étude en termes d’intégration des immigrants et du rôle des agents d’aide à cette intégration.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La population à l’étude a été constituée de familles récemment immigrées (moins de cinq ans) ayant au moins un enfant d’âge préscolaire et résidant sur les territoires des trois CLSC de la Région Ouest de Montréal associés à l’étude depuis le début. La Régie de l’assurance maladie du Québec a constitué un fichier de toutes les nouvelles inscriptions entre juillet 1989 et juin 1992, de femmes adultes nées à l’extérieur du Canada et correspondant aux critères énoncés précédemment. Finalement, 297 entrevues ont été conduites auprès des mères de ces familles immigrantes. Par ailleurs, l’autre population à l’étude est celle des intervenants oeuvrant dans les trois CLSC associés à la recherche et dans les organismes communautaires voués à l’installation des familles imigrantes sur ces mêmes territoires. Un total de 40 intervenants furent interviewés.

Instruments :
La mère a été préférée car les chercheurs la croyaient plus à même de traiter des sujets étudiés. Les entrevues ont été effectuées à domicile pour les familles et au lieu de travail pour les intervenants, elles ont eu respectivement une durée d’une heure et demie et d’une heure. L’instrument de recherche a été le questionnaire construit essentiellement de questions fermées avec quelques questions ouvertes. Les questions étaient divisées en quatre sections portant sur le profil sociodémographique des familles et des intervenants, puis des données sur les secteurs santé, social et culturel. (pp. 413-414)

Type de traitement des données :
analyse statistique, réflexion critique

3. Résumé


Le texte traite successivement de la méthodologie utilisée, du profil sociodémographique des familles immigrantes et des intervenants, de la priorisation des problèmes, du cheminement des familles pour leur problème prioritaire, des préférences de consultation, de l’accessibilité et de la compatibilité des services sociaux. Il ressort de cette étude deux types de remarques : 1) des remarques ayant trait à la composition sociodémographique des jeunes familles et des remarques reliées aux secteurs social et culturel. D’un point de vue sociodémographique, les jeunes familles imigrantes rencontrées correspondent au profil d’immigrants recherché. Or, les auteurs observent quand même que ces familles idéales éprouvent de nombreux problèmes d’adaptation et d’intégration au cours de leurs premières années au Québec : pauvreté et non-intégration au marché du travail. Les auteurs précisent que ces constatations ne peuvent entraîner que déception voire humiliation. La vulnérabilité ainsi créée ne peut que mettre en péril le nouveau projet de vie de ces familles. (p. 429) Les auteurs se questionnent à savoir s’il n’y a pas un hiatus entre nos politiques d’immigration et la concrétisation de ces politiques auprès des familles immigrantes. Par ailleurs, en relation avec l’identification des problèmes, les auteurs ont été frappées par le fait que les familles, dans le secteur culturel, priorisent surtout les problèmes de manque de socialisation de leurs jeunes enfants et l’absence de contexte favorable à leur développement. Or, les intervenants mentionnent des problèmes reliés à la dynamique de couple et à l’isolement des mères comme problèmes prioritaires. Cette différence de perception des problèmes entre les intervenants et les familles est d’ailleurs l’un des traits saillants de leur étude. (p. 430) Enfin, elles suggèrent que des programmes susceptibles de répondre aux problèmes mentionnés doivent être des programmes qui visent prioritairement les enfants tout en ayant une dimension qui permette d’impliquer les mères et leurs problèmes spécifiques. Elles recommandent aussi d’encourager le développement de jumelage précoce familles immigrantes et familles de la société d’accueil qui permettrait un accompagnement régulier et soutenu des nouvelles familles au cours de leurs premiers mois. (p. 430)