Les familles québécoises et l’obligation scolaire, 1943-1960

Les familles québécoises et l’obligation scolaire, 1943-1960

Les familles québécoises et l’obligation scolaire, 1943-1960

Les familles québécoises et l’obligation scolaire, 1943-1960s

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Référence bibliographique [7587]

Marshall, Dominique. 1996. «Les familles québécoises et l’obligation scolaire, 1943-1960 ». Revue internationale d’action communautaire, vol. 35, p. 13-22.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Montrer que « l’histoire de la mise en place de l’école obligatoire jette aussi un éclairage frappant sur les rôles respectifs des familles et de l’État dans la formation des institutions d’enseignement et sur les limites qui leur furent imposées par d’autres structures sociales. » (p. 13)

Questions/Hypothèses :
« [...] que signifie l’avènement de l’obligation scolaire? » (p. 13)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Législations et loi sur l’obligation scolaire (depuis 1940)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’histoire politique immédiate de l’obligation scolaire québécoise au milieu des années 1940 donne l’impression d’un sursaut d’activité démocratique et d’ouverture des élites, au nom des droits des parents et des droits des ouvriers, des droits universels de l’homme et des droits des femmes. En définitive, cependant, la loi semble avoir assuré le maintien des structures du marché et consolidé le pouvoir des dirigeants politiques, en enchâssant dans la législation un ’droit universel des enfants à l’instruction’ réduit et détourné en regard des larges mouvements d’appel à la justice du temps de la guerre. À long terme, ces années d’activité politique d’une densité remarquable ont laissé des marques durables sous la forme, d’une part, d’un accroissement significatif de l’appareil administratif public qui allait permettre de suivre le statut de chacun des enfants. D’autre part, en marge du mouvement quantitatif d’élévation des taux de scolarisation, le droit universel des enfants, tout ambigu qu’il fût, allait jouer en faveur de transformations qualitatives des obligations familiales, de la politique scolaire et, plus précisément pour notre propos, des liens entre les familles et l’école. Dans ce climat d’intervention accrue de l’État, parents et enfants ont trouvé des moyens matériels et politiques nouveaux d’émancipation individuelle, en même temps qu’ils ont fait face à des fonctionnaires incontournables, tatillons et, dans des cas extrêmes, envahissants et destructeurs. » (p. 189)