Jeunes pauvres et logement: diversité des stratégies et des trajectoires résidentielles

Jeunes pauvres et logement: diversité des stratégies et des trajectoires résidentielles

Jeunes pauvres et logement: diversité des stratégies et des trajectoires résidentielles

Jeunes pauvres et logement: diversité des stratégies et des trajectoires résidentielless

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Référence bibliographique [7576]

Molgat, Marc. 1996. «Jeunes pauvres et logement: diversité des stratégies et des trajectoires résidentielles». Dans Séminaires de septembre 1996 , sous la dir. de Partenariat de recherche Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles, p. 243-259. Québec: Partenariat de recherche Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Compte tenu des changements socio-économiques qui ont fortement marqué la situation des jeunes au Québec depuis les années 80 (Gauthier, 1994), il semble opportun d’étudier les processus d’insertion résidentielle des jeunes contemporains. De plus, dans une optique d’analyse de politiques publiques en tant que réductrices d’inégalités et productrices d’insertion, il serait souhaitable d’observer au plus près ceux des jeunes à faible revenu. » (p. 244)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Enquête menée auprès de jeunes (16 à 24 ans) à faible revenu vivant seuls en milieu urbain.

Instruments :
Entretiens

Type de traitement de données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Ce texte propose une typologie de trajectoires résidentielles à partir des stratégies mises en oeuvre par des jeunes lors de moments de transition dans leurs situations de logement. L’analyse des entrevues révèle trois grands types de trajectoires et, pour l’un d’entre eux, deux sous-type. Ces trajectoires-type semblent se tenir sur un continuum de positions partant d’une ’marginalité résidentielle’ jusqu’à une ’relative autonomie résidentielle’. Entre ces deux types se situe celui de l’alternance où l’on retrouve deux sous-types : ’l’alternance bascule’ et ’l’alternance débrouille’. Ces trajectoires-types, s’inscrivant dans le temps et l’espace et dynamisés par une logique de contrainte-stratégie au niveau du travail et des solidarités familiales, étatiques et amicales, illustrent les processus ainsi que les points de consolidation et de fragilisation de l’insertion résidentielle des jeunes. La complexité et la diversité des trajectoires et stratégies résidentielles des jeunes interviewés se révèlent en fonction des quatre facteurs de distinction proposés en début d’analyse. Au niveau du temps dans les trajectoires, rien dans les âges de départ ni dans la durée ne permet de prédire leur aboutissement. À lui seul, le temps ne suffit donc plus à faire passer la précarité qu’on associait autrefois à la jeunesse en tant que période moratoire entre l’enfance et l’âge adulte. La mouvance domine le rapport à l’espace occupé par ces jeunes. Mais si les déménagements fréquents sont le lot de tous, la stabilité des transitions d’un espace à un autre permet de différencier les trajectoires. En ce qui concerne les solidarités, l’État ne semble se substituer aux solidarités familiales que lorsque celles-ci sont complètement minées (trajectoire de marginalité). Enfin, la situation en emploi des jeunes est à priori un facteur de fragilisation des trajectoires puisque tous vivent sous le seuil de faible revenu. Néanmoins, le rapport emploi-logement n’est pas identique pour chacune des trajectoires. »(p. 244)