Regards interdisciplinaires sur l’expérience de mères suite à la mort subite du nourrisson

Regards interdisciplinaires sur l’expérience de mères suite à la mort subite du nourrisson

Regards interdisciplinaires sur l’expérience de mères suite à la mort subite du nourrisson

Regards interdisciplinaires sur l’expérience de mères suite à la mort subite du nourrissons

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Référence bibliographique [7575]

Mongeau, Suzanne. 1996. «Regards interdisciplinaires sur l’expérience de mères suite à la mort subite du nourrisson». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département des sciences humaines appliquées.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif que nous poursuivons est d’améliorer notre compréhension du sens que revêt cette expérience (vivre un deuil suite à la mort subite du nourrisson) pour les mères éprouvées. » (p. iii)

Questions/Hypothèses :
« Quelles significations revêt pour les mères l’expérience de la perte d’un enfant par le SMSN dans le contexte actuel? Quelles sont les caractéristiques qui se dégagent dans l’ensemble de cette expérience? » (p. 48)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
17 mères habitant la région de Montréal qui ont perdu un enfant depuis au moins un an et depuis moins de trois ans.

Instruments :
Entretiens non directifs

Type de traitement de données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Cette recherche s’intéresse à l’expérience des mères qui perdent un enfant par le syndrome de mort subite du nourrisson dans le contexte actuel. Avec la collaboration de l’Hôpital de Montréal pour Enfants des mères en deuil ont pu être interrogées. Le constat suivant s’est dégagé du matériel recueilli: toutes nos répondantes ont traversé, suite à la mort de leur bébé, une crise sur le sens. Le caractère inattendu, inexplicable et non maîtrisable de la mort subite du nourrisson survenant à un moment précis dans le processus de parentalité et à un moment précis de l’évolution de notre société occidentale concourt à expliquer ce phénomène. La situation de stress au moment du décès, de même que les pratiques en regard de la reconstruction d’un nouveau rapport au monde et celles en regard de la reconstitution de l’image de l’enfant décédé ont constitué des facteurs particulièrement influents dans le déroulement de cette crise de sens. Au niveau de l’organisation du système de soutien, il apparaît clairement que les canaux de communication entre les professionnels et les parents endeuillés sont nombreux, structurés et organisés, et ce dès le constat du décès, alors que les canaux de communication entre proches, la collectivité et les parents endeuillés sont de moins en moins nombreux, srtructurés et organisés. La professionnalisation de l’expérience a fourni aux mères endeuillées de nombreux repères, mais par ailleurs, le phénomène de déritualisation a coupé beaucoup de liens entre les endeuillés, leurs proches et la collectivité. Pour trouver des issues à cette crise de sens, nos répondantes ont dû s’appuyer davantage sur leurs ressources individuelles, sur les ressources professionnelles, que sur celles de la collectivité. Nous avons émis en dernier lieu, diverses recommandations concernant la recherche et l’intervention. » (pp. iii-iv)