Transformations de la famille et nouveaux usages sociaux de l’adoption

Transformations de la famille et nouveaux usages sociaux de l’adoption

Transformations de la famille et nouveaux usages sociaux de l’adoption

Transformations de la famille et nouveaux usages sociaux de l’adoptions

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Référence bibliographique [7558]

Ouellette, Françoise-Romaine. 1996. «Transformations de la famille et nouveaux usages sociaux de l’adoption». Dans Séminaires de septembre 1996 , sous la dir. de Partenariat de recherche Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles, p. 213-226. Québec: Partenariat de recherche Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Discuter des pratiques actuelles de l’adoption au Québec.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement de données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Depuis une dizaine d’années, on constate un intérêt accru pour l’adoption et une hausse importante du nombre annuel d’adoptions, de même qu’une diversification sans précédent des situations où l’adoption est perçue comme pertinente ou souhaitable. Le désir d’enfant des adoptants et des objectifs de protection de l’enfance sont toujours au coeur des placements d’enfants. Toutefois, le souci dominant n’est plus, comme auparavant, d’occulter les naissances qui s’écartent de la norme ou de reproduire au plus près le modèle traditionnel de la famille formée d’un couple marié et des enfants qu’il a lui-même engendrés. L’adoption est maintenant appelée à la réalisation d’autres valeurs: celles du libre choix, de l’authenticité et de l’affectivité, de l’égalité de droit de tous les individus. Ces valeurs communes de référence nous permettent maintenant de considérer que l’adoption est désirable dans les circonstances où elle aurait été, encore récemment, tout à fait impensable- ou plutôt impensée. À partir de l’exemple québécois, je vais discuter ici de pratiques actuelles d’adoption qui mettent bien en évidence comment s’est récemment transformée cette institution. Je parlerai de l’adoption de l’enfant d’un conjoint (y compris d’un conjoint de même sexe), de l’adoption tardive d’enfants ayant été retirés de leur milieu fmilial, et de l’adoption internationale. J’insisterai sur le fait qu’au Québec, comme dans la majorité des autres pays occidentaux, ces formes d’adoption se réalisent dans un cadre légal bien particulier, celui de l’adoption plénière, laquelle implique la rupture complète et définitive de la filiation d’origine de l’enfant. » (pp. 214-215)