Perspectives qualitatives et quantitatives sur les sociabilités et le soutien : retour sur un essai de mise en relation de la recherche Dandurand-Ouellette (1992) et de l’Enquête sociale générale-1990 (ESG-1990)

Perspectives qualitatives et quantitatives sur les sociabilités et le soutien : retour sur un essai de mise en relation de la recherche Dandurand-Ouellette (1992) et de l’Enquête sociale générale-1990 (ESG-1990)

Perspectives qualitatives et quantitatives sur les sociabilités et le soutien : retour sur un essai de mise en relation de la recherche Dandurand-Ouellette (1992) et de l’Enquête sociale générale-1990 (ESG-1990)

Perspectives qualitatives et quantitatives sur les sociabilités et le soutien : retour sur un essai de mise en relation de la recherche Dandurand-Ouellette (1992) et de l’Enquête sociale générale-1990 (ESG-1990)s

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Référence bibliographique [7554]

Ouellette, Françoise-Romaine et Saint-Pierre, Marie-Hélène. 1996. «Perspectives qualitatives et quantitatives sur les sociabilités et le soutien : retour sur un essai de mise en relation de la recherche Dandurand-Ouellette (1992) et de l’Enquête sociale générale-1990 (ESG-1990)». Dans Séminaires du Partenariat de recherche Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles de septembre 1996 , p. 113-125. Québec: Partenariat de recherche Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Mettre en perspective les écarts entre deux approches différentes d’un même phénomène.

Questions/Hypothèses :
« Jusqu’à quel point est-il possible d’interroger les données de l’ESG en fonction des interrogations et des choix de variables qui ont guidé notre recherche qualitative? Quel est la teneur des informations que l’on peut tirer de ce sous-échantillon de l’ESG par rapport aux objects principaux de notre recherche, soit les sociabilités et le soutien? » (p. 116)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Recherche Dandurand-Ouellette; 60 foyers montréalais francophones comptant au moins un enfant ayant entre 5 et 12 ans et fréquentant une école primaire dans son quartier de résidence. Les foyers familiaux ont été regroupés en trois types (biparental simple, biparental recomposé, monoparental) et associés à trois milieux socio-économiques différents (Saint-Henri, Rosemont, Outremont). ESG-1990; Ont été retenues pour le sous-ensemble les femmes ayant au moins un enfant entre 0-11 ans. Les mères ont été regroupées en fonction de leur situation matrimoniale : les mères de foyer monoparental et les mères de foyer biparental. Ensuite les seuils de revenus ont été retenus de manière à constituer des groupes socio-économiques distincts : faible, moyen, favorisé.

Instruments :
- Recherche Dandurand-Ouellette; entrevues semi-dirigées, questionnaire, grille de consignation des informations sur les relations de parenté de chacun des conjoints;
- ESG-1990: Questionnaire.

Type de traitement de données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Une enquête qualitative sur les réseaux de sociabilité et les soutien des familles montréalaises ayant de jeunes enfants a été effectuée en 1989-90 (recherche Dandurand-Ouellette). Or conjointement à l’exploitation des données issues de cette enquête, s’est greffée l’idée de mettre ces données en relations avec d’autres, portant sur le même thème, issues de l’ESG-1990. Ce texte présente les résultats de cette expérience. D’abord nous constatons que ces deux enquêtes « [..] traitent toutes deux des mêmes réalités sociales, mais ne se recoupent que très peu finalement. D’une part, elles font chacune un découpage très différent de la population touchée (des individus de partout au Canada versus des foyers de trois quartiers très distincts de Montréal). D’autre part, L’ESG vise à spécifier des quantités de contacts sociaux, de besoins et d’aides, alors que l’autre subordonne l’identification des liens significatifs et des aides à la perception et à l’évaluation que les personnes en font. La mise en relation des deux approches s’est avérée finalement peu fructueuse en termes d’apports qui n’auraient pu être obtenus autrement. [...] L’intérêt de l’exercice a résidé surtout dans le fait de retrouver une conscience ’fine’ des écarts de perspective entre les deux approches, écarts qui sont souvent occultés ou oubliés dans les discussions théoriques et les revues de littérature. Il en ressort que la recherche de ces différences risque souvent d’être beaucoup plus utile et stimulante que celle des zones communes ou des complémentarités immédiates. » (p. 125)