Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels

Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels

Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels

Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formelss

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Référence bibliographique [7548]

Paquet, Mario. 1996. «Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels ». Ruptures : revue transdisciplinaire en santé, vol. 3, no 2, p. 209-223.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif que nous poursuivons dans le présent article est de comprendre cette réticence des personnes-soutiens à recourir aux services formels. »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Quatre informateurs clés québécois: un anthropologue, un psychologue, un médecin et un professeur en sciences infirmières ayant une connaissance dans le champ de la recherche sur le soutien informel;
- 39 dispenseurs de services de la région de Lanaudière. Ils sont des professionnels (travailleurs sociaux, médecins, infirmières, auxiliaires familiaux, etc.) et des cadres (gestionnaires) oeuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux;
- Données d’une entrevue de groupe effectuée en 1990 auprès de coordonnateurs(trices) du maintien à domicile des CLSC des régions des Laurentides et de Lanaudière et six entrevues de groupes (le nombre total des participants est de 51) effectuées aussi en 1990 auprès des équipes de maintien à domicile des CLSC de la région de Lanaudière.

Instruments :
Entrevue individuelle et de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’objectif que nous poursuivons dans le présent article est de comprendre cette réticence des personnes-soutiens à recourir aux services formels. Cette recherche de type qualitatif a été menée par entrevues individuelles et de groupes auprès d’informateurs clés, soit quatre spécialistes québécois et cent dispensateurs de services. Au terme de l’analyse de contenu des entrevues, on constate que la réticence est un phénomène de culture. En effet, recourir au soutien formel implique plus qu’une simple demande d’aide. C’est un geste qui heurte la référence collective socialement sanctionnée qu’est la solidarité familiale. En fait, la solidarité familiale s’actualise en référence au devoir et à l’obligation de prendre soin. Les familles veulent s’acquitter des tâches de soins de préférence seules car elles considèrent que celles-ci relèvent d’abord de leur responsabilité. Ainsi, le sens des responsabilités familiales ressort comme une valeur fondamentale à laquelle il faut greffer des croyances et des attitudes qui peuvent influencer la recherche d’aide. »