Évaluation de la troisième expérimentation du projet ''Sartigan-Stimulation-Sensibilisation''

Évaluation de la troisième expérimentation du projet ''Sartigan-Stimulation-Sensibilisation''

Évaluation de la troisième expérimentation du projet ''Sartigan-Stimulation-Sensibilisation''

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Référence bibliographique [7423]

Bergeron, Hélène et Laflamme, Michel K. 1997. Évaluation de la troisième expérimentation du projet ''Sartigan-Stimulation-Sensibilisation''. Lévis, Québec: Centres jeunesse Chaudière-Appalaches.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le programme vise la stimulation multidimensionnelle des jeunes enfants à risque d’être négligés par leurs parents, en leur offrant des occasions structurées et supervisées ayant un effet de stimulation physique, sensori-motrice, cognitive et sociale. Il vise aussi le développement de la compétence et du sentiment de compétence des parents à risque de négliger leurs enfants, en leur proposant des rencontres axées sur les besoins de ce type de parents. » (p. 2)

Questions/Hypothèses :
« La question à laquelle l’évaluation veut répondre est de savoir si le programme S.S.S.- Sartigan a produit les effets escomptés en regard de la stimulation multidimensionnelle (physique, sensori-motrice, cognitive et sociale) des enfants et en regard de la compétence parentale de leurs parents. » (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« [...] 86% des parents participants proviennent de la M.R.C. Beauce-Sartigan, la M.R.C.-cible (11 sujets de la ville de st-Georges, un sujet de St-René, un sujet de St-Martin, trois sujets de St-Philibert, un sujet de St-Côme et un sujet de St-Gédéon), 10% des autres parents sont issus de la M.R.C. Robert-Cliche (un participant de Beauceville et un de St-Victor) et 4% de la M.R.C. des Etchemins (St-Prosper). Leur revenu annuel se répartit de la façon suivante: 19% ont un revenu inférieur à 10,000$, celui de 43% des participants se situe entre 10,000$ et 15,000$ alors que chez 29%, il se situe entre 20,000 et 25,000$. Seulement 9% ont un revenu se situant entre 25,000$ et 30,000$. On constate que tous les participants ont un revenu inférieur au revenu moyen de la MRC Beauce-Sartigan, qui s’établir à 35 565$ (1991). Un peu plus de 85% des parents n’ont pas dépassé la cinquième année du secondaire V et les autres ont fréquenté le CÉGEP et l’université. On sait, par ailleurs, que 27.5% des personnes de 15 ans et plus de la MRC Beauce-Sartigan n’ont pas atteint la 9e années scolaire (comparativement à 25% pour la région et 20% pour la province). Les parents de trente-cinq ans et moins comptent pour 76%, 57% des participants vivent en couple et ils ont en moyenne deux enfants. Un peu plus de 40% ont trois enfants et plus. [...] Les enfants sont âgés en moyenne de 3,5 ans; l’âge moyen des jeunes du groupe A est de 3,3 ans et celui des enfants du group B, 3,8 ans. 68% de la clientèle est masculine et 32 % féminine. [...] 68%, participent à des après-midi répits offerts par la Maison de la Famille et certains parmi eux fréquentent la prématernelle Passe-Partout. » (pp. 2-3)

Instruments :
- Échelle du développement Harvey’s;
- Grille d’observation du développement social de l’enfant;
- Perception d’efficacité parentale de Cochran et Henderson (test);
- Arizona Social Support Interview Schedule (test);
- Échelle d’évaluation de l’estime de soi;
- Questionnaire sur les connaissances parentale.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« [...] le programme ’Sartigan-Stimulation-Sensibilisation’ s’adresse à des jeunes enfants à risque d’être négligés par leurs parents et à ces derniers. Il vise la stimulation multidimensionnelle des enfants ainsi que le développement de la compétence et du sentiment de compétence de leurs parents. [...] Au terme de chaque application du programme, la Maison de la Famille Beauce-Etchemins, de pair avec les Centres jeunesse Chaudière-Appalaches, présentent un rapport d’évaluation dans lequel on tente de savoir si le programme a produit les effets attendus auprès des enfants et de leurs parents. Suite à l’application des ces divers instruments, on constate que les enfants ont fait de nombreuses acquisitions, la plupart du temps très importantes, aux plans de la motricité, de l’autonomie, du graphisme, de la langue et des connaissances. On note que leur vitesse d’acquisition, au cours de leur participation au programme, est souvent deux et même trois fois supérieure à la vitesse normale. [...] Enfin, à l’égard de leur développement social, les enfants ont progressé significativement. Par ailleurs, en ce qui concerne leur perception d’efficacité parentale, les parents du groupe A l’ont améliorée, alors que chez ceux du groupe B, elle est demeurée stable. À l’égard de ce groupe, le programme n’a donc pas produit les effets attendus. Le réseau social perçu et réel s’est étendu aux plans du support émotif, de l’assistance physique et de la socialisation. Toutefois, les sujets du groupe A disposent d’un plus grand nombre d’aidants réels et potentiels. Quant à l’aide dont les parents disposent, on constate qu’elle est généralement égale ou supérieure aux besoins exprimés d’assistance physique et de socialisation. Toutefois, le support qu’ils reçoivent au plan émotif est généralement insuffisant. Au cours de la réalisation du programme, l’estime de soi d’un peu plus du quart des participants s’est améliorée, alors que chez les autres, elle s’est détériorée ou encore elle est demeurée stable. En outre, si le programme a permis à près de 70% des participants d’améliorer leurs connaissances parentales, on note, par ailleurs, que les autres parents sont un peu moins performants sur ce plan. Enfin, hormis toutes ces données, il y en a d’autres moins objectives mais tout aussi significatives, qui viennent confirmer les effets positifs du programme sur les enfants et leurs parents. » (p. iv)