Les frontières matérielles et imaginées de l’État-providence: les politiques familiales en France, au Canada et au Québec de 1945 à 1993

Les frontières matérielles et imaginées de l’État-providence: les politiques familiales en France, au Canada et au Québec de 1945 à 1993

Les frontières matérielles et imaginées de l’État-providence: les politiques familiales en France, au Canada et au Québec de 1945 à 1993

Les frontières matérielles et imaginées de l’État-providence: les politiques familiales en France, au Canada et au Québec de 1945 à 1993s

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Référence bibliographique [7420]

Bergeron, Josée. 1997. «Les frontières matérielles et imaginées de l’État-providence: les politiques familiales en France, au Canada et au Québec de 1945 à 1993». Thèse de doctorat, Carleton, Nouveau-Brunswick, Université de Carleton, Département de Sciences politiques.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « Afin de chercher à retracer la présence des sphères interne et externe ainsi que des frontières dans le développement et les changements des politiques familiales, la comparaison est historique et porte sur trois cas. » (p. 33)
- Suivre les constructions des sphères et des frontières et leur représentation à travers le temps.
- « [...] vérifier si l’intégration et l’exclusion varient dans le temps et entre les cas étudiés. » (p. 34)
- « [...] vérifier si les rapports de territorialité ainsi que les rapports entre l’État-providence, la famille et l’espace sont différents pour chaque entité. » (p. 34)
- « La recherche vise à démontrer que les processus de territorialité ne sont pas les mêmes partout. » (p. 36)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les débats parlementaires, les textes officiels des institutions étatiques liées au développement et à la formulation des politiques familiales, les positions des partis politiques et les textes des experts consultés par ces institutions constituent le corpus des sources utilisées. De plus, des travaux d’histoire ont été consultés afin de compléter l’étude documentaire. » (p. 41)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Depuis quelques années, les changements affectant l’État-providence sont analysés en fonction de multiples restructurations internationales. L’État-providence est-il soudainement devenu perméable aux conditions internationales? S’agit-il d’un phénomène nouveau? Pour répondre à cette question, la présente étude compare les politiques familiales françaises, canadiennes et québécoises, de 1945 à 1993. La thèse centrale est la suivante: les sphères externes et interne ont toujours été présentes dans le développement et les transformations de l’État-providence, car les frontières matérielles et imaginées de ces sphères sont des éléments constitutifs des politiques sociales des États-providence nationaux. Plus précisément, les représentations des sphères interne et externe sont présentes dans le développement et les transformatiosn des politiques familales; ces représentations modifient les définitions de l’interne et de l’externe et, conséquemment, la catégorisation des bénéficiaires ayant accès aux politiques familiales. Une comparaison empirique (basée sur les documents parlementaires, les textes officiels des institutions étatiques et les textes d’experts consultés) des politiques familiales dans le temps et dans l’espace indique que les sphères externe et interne ont toujours été présentes dans le développement et les transformations de l’État-providence. Dans les trois cas, l’accès aux politiques familiales repose sur les changements de définition des espaces matériels et imaginés et des frontières entre ces espaces. Les différentes représentations des espaces et des frontières de la France hexagonale, coloniale et post-coloniale établissent des distinctions hiérarchiques entre les familles qui ont accès aux politiques familiales. Dans les cas canadien et québécois, les représentations différentes des espaces et des frontières dans le développement et les objectifs des politiques familiales. En conclusion, les représentations des espaces et des frontières conduisent à des définitions du nous/eux, de l’ici/l’ailleurs et à des distinctions faites entre différentes zones à l’intérieur de chaque entité. Ces différentes définitions sont inscrites à des degrés divers dans l’histoire des politiques familiales des trois cas. Ces définitions indiquent que les espaces et les frontières de l’État-providence sont perméables depuis 1945 et qu’il reposent sur des logiques internes. » (pp. ii-iii)