Étude socio-professionnelle des familles cordonnières des quartiers de Saint-Jacques, à Montréal, entre 1861 et 1891

Étude socio-professionnelle des familles cordonnières des quartiers de Saint-Jacques, à Montréal, entre 1861 et 1891

Étude socio-professionnelle des familles cordonnières des quartiers de Saint-Jacques, à Montréal, entre 1861 et 1891

Étude socio-professionnelle des familles cordonnières des quartiers de Saint-Jacques, à Montréal, entre 1861 et 1891s

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Référence bibliographique [7408]

Bouffard, Luc. 1997. «Étude socio-professionnelle des familles cordonnières des quartiers de Saint-Jacques, à Montréal, entre 1861 et 1891». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département d’histoire.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif de ce travail est justement de cerner, dans ses grandes lignes, l’importance et la nature de ces changements familiaux en présentant les nouvelles stratégies économiques utilisées par ces dernières (familles cordonnières) afin d’assurer leur survie. » (p. iii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- « Comme principale source primaire, nous avons dépouillé les recensements personnels et industriels canadiens, manuscrits et imprimés, de 1861, 1871, 1881 et 1891. » (p. 10);
- « Notre technique de dépouillement nous a permis de recueillir, pour l’ensemble de la période, des informations sur plus de 10 000 personnes gravitant dans l’entourage des cordonniers du quartier Saint-Jacques. Ces données ont été inscrites sur 1827 fiches informatiques nous révélant l’environnement social de 2206 cordonniers. Ces informations nous permettent ainsi de brosser un tableau assez précis de la condition des travailleurs et de leur familles au XIXe siècle. » (pp. 11-12);
- Montreal Directory.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« C’est un fait connu, l’industrialisation eut d’importantes répercussions sur les travailleurs, leurs conditions de travail et leur environnement socio-professionnel. En contrepartie, l’impact industriel sur les familles ouvrières et ses implications pour les individus les formant est, quant à lui, beaucoup moins connu. [...] nous avons décidé de porter toute notre attention sur les familles cordonnières du quartier Saint-Jacques à Montréal de 1861 à 1891. En effet, ce quartier est celui qui, à l’époque, compte le plus grand nombre de travailleurs de la chaussure per capita et l’industrie de la chaussure montréalaise est alors une des plus florissantes au Québec. D’autre part, le choix des bornes temporelles s’explique par l’extrême vitalité des transformations affectant cette industrie entre ces dates. Afin de bien saisir l’ampleur des changements survenant pendant la période étudiée, nous examinerons sommairement la nature du métier de cordonnier au stade artisanal et ce qu’il devient, plus tard au XIXe siècle, sous l’impact du processus de capitalisation et de mécanisation des opérations de production. Une fois cette étape terminée, nous sommes à même d’apprécier les impacts de tels bouleversements sur les travailleurs de la chaussure et leurs familles. Lors de cet excercice, constituant le coeur du mémoire, nous abordons des thèmes aussi variés, mais complémentaires que les salaires masculin et féminin, l’importance du travail féminin et juvénile, l’apport de chambreurs et de pensionnaires dans le budget familial, la scolarisation, le nombre de travailleurs par famille, les liens entre les structures familiales d’habitation et le cycle de vie, le retard du départ des jeunes cordonniers du milieu familial, le recul des regroupements professionnels et enfin, l’évolution de la similitude professionnelles parent-enfant. L’étude de ces thèmes nous permet de constater d’une part, la flexibilité avec laquelle les familles cordonnières s’adaptèrent aux nombreuses transformations s’abattant sur leur quotidien, modifiant dès lors leurs us et coutumes, et d’autre part, les moyens employés par ces dernières pour arriver à cette fin. » (pp. iii-iv)