Évaluation de l’implantation d’un programme de stimuation précoce et de visites à domicile visant à prévenir les mauvais traitements envers les enfants

Évaluation de l’implantation d’un programme de stimuation précoce et de visites à domicile visant à prévenir les mauvais traitements envers les enfants

Évaluation de l’implantation d’un programme de stimuation précoce et de visites à domicile visant à prévenir les mauvais traitements envers les enfants

Évaluation de l’implantation d’un programme de stimuation précoce et de visites à domicile visant à prévenir les mauvais traitements envers les enfantss

| Ajouter

Référence bibliographique [7394]

Clément, Marie-Ève. 1997. «Évaluation de l’implantation d’un programme de stimuation précoce et de visites à domicile visant à prévenir les mauvais traitements envers les enfants». Mémoire de maîtrise, Hull, Québec, Université du Québec à Hull, Département d’éducation spécialisée.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les objectifs du présent rapport sont d’évaluer l’implantation et de fournir des indices d’efficacité d’un programme de prévention des mauvais traitements envers les enfants. Ce programme, implanté en collaboration par un Centre de femmes (CF) et un centre local de services communautaires (CLSC) avait pour objectif de prévenir l’abus et la négligence envers les enfants en favorisant le lien d’attachement parent-enfant. Il comportait trois volets : 1) des ateliers de stimulation précoce, 2) une halte-garderie gratuite pour les personnes participant aux ateliers, et 3) des visites à domicile offertes aux nouveaux-parents.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Au total, 29 familles ont participé à trois ateliers (chaque atelier comportait sept rencontres d’une durée de deux heures) donnés entre avril 1995 et mai 1996. Les données recueillies provenaient de diverses sources: Un formulaire d’inscription, un guide d’analyse post-situationnelle, un questionnaire de satisfaction, une entrevue téléphonique, des focus-groups, etc.

3. Résumé


Le premier chapitre du rapport rend compte de l’évaluation de l’implantation et de l’efficacité des ateliers de stimulation précoce. Les résultats indiquent que les familles rejointes aux ateliers 1 et 2 présentent davantage de facteurs de risque que celles de l’atelier 3: les mères sont plus jeunes, elles ont un revenu plus faible et sont plus isolées socialement. Selon les résultats, les participantes aux ateliers 1 et 2 ont été rejointes plus tôt après la naissance de leur enfant. En comparant le degré de satisfaction des ateliers des participantes, on constate que les mères de l’atelier 2, comparativement à celles de l’atelier 3, sont plus satisfaites des ateliers et trouvent plus utiles les thèmes abordés lors des rencontres. Les données indiquent aussi que la perspective de sortir de chez elles constitue la motivation première des mères à participer aux ateliers. Certains indicateurs portent à croire que les ateliers sont efficaces, notamment pour rendre les mères plus actives avec leur enfant, pour les amener à pratiquer concrètement des moyens d’entrer en relation avec lui, pour améliorer la qualité de leur interaction et pour réduire le sentiment d’isolement des mères. Le deuxième chapitre porte sur l’évaluation de l’implantation des visites à domicile. Les données de nature descriptive ont été recueillies à l’aide des formulaires d’inscription et des rapports de visites à domicile complétés par les intervenantes. Au total 28 familles ont reçu ce service entre janvier 1995 et décembre 1996. De ce nombre, seulement neuf familles ont participé aux ateliers de stimulation précoce alors que les visites devaient, à l’origine, être offertes en continuité avec ceux-ci. Selon les données recueillies, on constate que les familles rejointes pour ce volet présentent peu de risque sur les diverses variables documentées, soit la structure familiale, l’âge de la mère et le revenu familial annuel moyen. Les résultats indiquent que les visites à domicile ont permis d’offrir du soutien émotif et technique ainsi que de l’assistance-accompagnement aux mères. Il semble toutefois que le service ait été offert pour une période plus courte que celle prévue au départ. En effet, la majorité des familles a reçu de quatre à sept semaines de services (42%) alors que la durée maximale prévue était de huit mois. Des recommandations sont formulées en vue d’améliorer l’implantation des visites à domicile, notamment au niveau de la durée de l’intervention, de la formation et de la supervision des intervenantes à domicile. L’objectif du troisième chapitre vise à décrire l’expérience de collaboration entre les différents partenaires impliqués dans l’implantation et l’évaluation du programme Montcalm ainsi qu’à faire des recommandations susceptibles de faciliter ce type de collaboration. Au total, 10 personnes impliquées dans le partenariat ont été rencontrées pour une entrevue de type semi-structuré. Les données recueillies révèlent que les aspects positifs de la collaboration se rapportent surtout à son origine ainsi qu’à l’intervention directe auprès des familles. Toutefois, les difficultés rencontrées ont été nombreuses, ce qui a amené le CF à mettre un terme à la collaboration en décembre 1995. La cessation de la collaboration a eu un impact direct sur la poursuite du programme, principalement au niveau du recrutement des mères et de leur satisfaction face au programme. Selon les différents partenaires, les difficultés qui ont entraînées la fin du partenariat sont principalement dues à une différence au niveau de la définition du partenariat et des cultures communautaire et publique des organismes impliqués. Des recommandations sont apportées, notamment au niveau de l’établissement d’un contrat écrit où sont clairement définis les rôles et tâches de chacun, de la mise en place d’une stratégie de gestion dès le début de la collaboration et du respect de l’identité culturelle de chacun des partenaires.