Préférence et limite de la préférence. Le mariage des deux frères aux deux soeurs dans le comté de Charlevoix au Québec, 1900-1960

Préférence et limite de la préférence. Le mariage des deux frères aux deux soeurs dans le comté de Charlevoix au Québec, 1900-1960

Préférence et limite de la préférence. Le mariage des deux frères aux deux soeurs dans le comté de Charlevoix au Québec, 1900-1960

Préférence et limite de la préférence. Le mariage des deux frères aux deux soeurs dans le comté de Charlevoix au Québec, 1900-1960s

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Référence bibliographique [7383]

Collard, Chantal. 1997. «Préférence et limite de la préférence. Le mariage des deux frères aux deux soeurs dans le comté de Charlevoix au Québec, 1900-1960 ». Social Anthropology, vol. 5, no 2, p. 127-140.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « [...] M’attacher à démontrer pourquoi le mariage ’des deux frères et des deux soeur s’ est vu, à la fois comme le meilleur mariage dans le comté de Charlevoix au Québec, et pourquoi il doit être limité à deux » (p. 127)
- Mettre en évidence les contradictions entre le discours du bas clergé québécois et les politiques céricales des élites, mêlées de nationalisme défensif.

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Le résumé
« On a longtemps débattu de l’importance des prohibitions édictées par l’église en l’Occident et de leur impact sur le fonctionnement du système matrimonial des communautés où ces interdits s’appliquent (voir entre autres Héritier 1981 et Goody 1985(1983)). Dans le Québec francophone du début du siècle et jusqu’après la Deuxième Guerre Mondiale, avant la ’Révolution Tranquille’ des années 60, l’Église jouait un rôle majeur (Lacombe, 1985). Cependant le bas clergé québécois était largement issu du même milieu culturel que ses ouailles, et les politiques cléricales des élites mêlées de nationalisme défensif entraînaient parfois des effets opposés les uns aux autres. Cet article s’attache à mettre en évidence ces contradictions. Si certains accomodements avec les prohibitions de l’Église touchant les mariages consanguins sont courants, cet article défend la thèse que les interdits portant sur la consanguinité, qu’il soient culturels ou ecclésiastiques, ont des effets limitatifs sur les renchaînements d’alliance ou de consanguins proches, surtout dans de petites communautés comme celle considérée ici. » (p. 127)