Père absent, exclu, empêché : vers un modèle alternatif

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Référence bibliographique [7334]

Gagnon, Anne. 1997. «Père absent, exclu, empêché : vers un modèle alternatif». Dans Père à part entière , sous la dir. de Jacques Broué et Rondeau, Gilles, p. 71-90. Montréal: Éditions Saint-Martin.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions
À partir d’un bref historique portant sur la paternité, l’auteur se questionne sur les conditions du retour du père au sein de la famille.

Questions/Hypothèses :
Qu’est ce qui se cache derrière le père absent? Qui souhaite son retour? Quelle place lui attribue-t-on? Sera-t-il vraiment accueilli?

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


L’auteure trace une évolution de la paternité à travers le concept de l’exclusion. L’avènement de la société industrielle va accélérer ce processus au point où l’homme ne semble même plus nécessaire au développement de l’enfant. L’homme doit quitter son foyer pour travailler ou aller à la guerre. On remet aux femmes et à l’État le soin de s’occuper de l’éducation et de la sécurité des enfants. L’auteure indique toutefois que le retour des hommes interpellera la mère dans ses plus profonds fondements. Elle devra faire une place et accepter ainsi un partage de l’affection et de modifier les normes relatives au maternage. Elle estime que les femmes seront confrontées à une surprise de taille. Elles devront accepter de remette en question leur « Monopole domestique». Elle met également l’homme en garde contre ses craintes de se féminiser. Il aura d’abord à confronter sa peur de perdre sa masculinité. L’auteur estime aussi que « Le ’retour du père’ n’est possible que s’il va de pair vec une mobilisation de la société toute entière impliquant le système juridique, l’éducation des garçons et des filles, les services sociaux et le système de santé ». (p. 82) Le principe du nouveau-père nécessite toutefois une triple reconnaissance : « [...] que le père ait le droit d’être auprès de l’enfant à sa manière, avec sa couleur propre et spécifique; qu’on institutionnalise l’«équivalence» entre paternage et maternage et que l’on reconnaisse socialement l’importance des nouvelles fonctions du père ». (p. 86)