Les nouvelles orientations de la politique familiale du Québec

Les nouvelles orientations de la politique familiale du Québec

Les nouvelles orientations de la politique familiale du Québec

Les nouvelles orientations de la politique familiale du Québecs

| Ajouter

Référence bibliographique [7289]

Lefebvre, Pierre. 1997. «Les nouvelles orientations de la politique familiale du Québec ». Choix / Choices, vol. 3, no 2, p. 31-61.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Examiner les orientations de principe du gouvernement du Québec concernant ses récentes réformes de la politique familiale.

Questions/Hypothèses :
« On doit se poser en particulier deux questions. la première concerne les objectifs. Si l’on voit clairement le rapport entre les objectifs explicites de la politique et les intentions affichées, déclarées ou reconnues, ce rapport est moins évident quand il s’agit des objectifs implicites. Ceux-ci apparaissent sous la forme d’attentes et comme le résultat de mesures à caractère incitatif, dont l’efficacité est plus délicate à établir. La deuxième question à se poser porte sur les résultats recherchés - comme par exemple, l’égalité des chances ou l’équité entre les familles. Les travaux d’évaluation effectués sur les politiques publiques tendent à montrer que les effets propres de celles-ci sont incertains; il n’existe pas de relation de causalité simple entre les intentions affichées d’une politique publique, les moyens mis en oeuvre et les effets obtenus. En réalité, ces effets peuvent être soit induits par le contexte, soit détournés par les stratégies personnelles des acteurs visés, soit même contrebalancés par les effets propres d’une autre politique publique. » (p. 33)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Livre vert sur la réforme de la Sécurité du revenu;
- Livre blanc sur la réforme du soutien aux familles;
- Données du Ministère des Finances;
- Données de l’Enquête sur les finances des consommateurs (1994).

Type de traitement de données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Le texte qui suit fait l’analyse critique d’une proposition charnière, commune à deux projets que le gouvernement du Québec a rendus publics récemment: la réforme de la Sécurité du revenu et la réforme de la politique familiale. Il s’agit de la proposition qui consiste à remplacer les principaux programmes d’aide financière aux familles par une allocation pour enfants, unifiée et sélective. Cette mesure transformera radicalement le régime québécois d’aide aux familles, aujourd’hui largement universel, en un soutien financier modulé selon le revenu familial. On abandonne ainsi la logique de sécurité sociale, qui a inspiré jusqu’ici la politique familiale, pour une logique de solidarité sociale à l’égard des plus démunis: prestations modulées selon les ressources, revenu minimum. Or, on s’aperçoit qu’en général les politiques de mutualisation des risques de la Sécurité sociale (qui assurent les grandes fonctions de redistribution à tous les niveaux de revenu et, en particulier, la réduction de la pauvreté) sont plus efficaces que les politiques axées sur la lutte contre la grande pauvreté. Selon l’auteur, la nouvelle approche, en plus de pervertir la politique familiale, entraînera des effets imprévisibles et incertains sur l’incitation au travail. À l’examen, l’allocation unifiée pour enfants (l’AUE) n’offre ni la pertinence ni les avantages qu’on lui attribue. » (p. 31)