Les parentèles : un lieu privilégié des relations intergénérationnelles

Les parentèles : un lieu privilégié des relations intergénérationnelles

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Référence bibliographique [7177]

B.-Dandurand, Renée. 1998. «Les parentèles : un lieu privilégié des relations intergénérationnelles ». Possibles, vol. 22, no 1, p. 63-73.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Présenter un petit historique de l’évolution des notions de parentèle et des relations de parenté à travers les écrits sociologiques et ethnologiques ainsi qu’une réflexion sur ces notions dans le contexte contemporain.

Questions/Hypothèses :
La parenté - cette configuration intergénérationnelle d’individus liés par la consanguinité et l’alliance au-delà de la famille immédiate - a-t-elle encore une existence dans les villes contemporaines? Si présente dans les habitats des sociétés traditionnelles, dans les travaux et les fêtes du village et du rang, de même que dans les rituels de la vie paroissiale, aux baptêmes, communions, mariages et sépultures, la parenté aurait-elle complètment disparu des sociabilités urbaines? La sécularisation de la société, l’émergence des bureaucraties, la place croissante que prennent le marché et l’état auraient-elles contribué à anéantir ces relations entre proches au profit des rapports professionnels, associatifs et amicaux? Pouvons-nous penser que nous allons, inexorablement, vers ce que certains appellent ’L’ère du vide’, la ’vie solitaire’ ou la ’Culture du narcissisme’? Ou peut-on prétendre , au contraire, que de nos jours les liens de parenté demeurent parmi les liens les plus durables de l’existence, qu’ils constituent un espace de sécurité irremplaçable et même, pour certains, un lieu de convivialité privilégié? Et en particulier, un lieu quasi unique où les générations peuvent se rencontrer? Il n’y a pas de réponse unique ou simple à ces questions. » (p. 63)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Si la mémoire familiale des générations passées continue de nourrir l’identité de nos contemporains, on peut dire, d’une façon plus large, que c’est à travers les relations ’vivantes’ de parenté que les individus continuent de trouver des repères pour un temps plus court, le temps de leur propre vie. Que ce soit à l’occasion des rites de passage de la naissance jusqu’à la mort, à l’occasion des fêtes et anniversaires, ou à travers les contacts de la vie quotidienne, c’est avec des apparentés de générations différentes qu’on peut le mieux, ou bien se rappeler ce qu’on a vécu : enfance, jeunesse, maternité ou paternité, souffrance deuil, vieillesse ou mort. [...] Dans une société qui fragmente de plus en plus la vie quotidienne, ségrégant davantage les individus selon les âges de la vie, il demeure peu de lieux, telle la parentèle, qui alimentent les liens entre les générations. » (pp. 72-73)