Gouttes de lait et soif de pouvoir. Les dessous de la lutte contre la mortalité infantile à Montréal, 1910-1953

Gouttes de lait et soif de pouvoir. Les dessous de la lutte contre la mortalité infantile à Montréal, 1910-1953

Gouttes de lait et soif de pouvoir. Les dessous de la lutte contre la mortalité infantile à Montréal, 1910-1953

Gouttes de lait et soif de pouvoir. Les dessous de la lutte contre la mortalité infantile à Montréal, 1910-1953s

| Ajouter

Référence bibliographique [7173]

Baillargeon, Denyse. 1998. «Gouttes de lait et soif de pouvoir. Les dessous de la lutte contre la mortalité infantile à Montréal, 1910-1953 ». Bulletin canadien d’histoire de la médecine / Canadian Bulletin of Medical History, vol. 15, p. 27-57.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette étude entend retracer le développement du réseau montréalais francophone de cliniques pour nourrissons à partir de 1910, en mettant l’accent sur les motivations de ses principaux promoteurs, leurs stratégies d’action et sur la lutte de pouvoir qu’ils se sont livrée. » (p. 28)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Un examen des notes en bas de page nous permet de constater l’utilisation de sources primaires (procès-verbaux de la Commission centrale des Gouttes de lait, archives de la Ville de Montréal, correspondances, etc.) et secondaires.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Au début du XXe siècle à Montréal, la mortalité infantile inquiète les élites nationalistes et les pousse, en 1910, à mettre en place des cliniques pour nourrissons, les Gouttes de lait, qui seront le cadre de luttes de pouvoir et de conflits entre trois entités : un groupe formé de prêtres et de médecins, la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB) et la Ville de Montréal. Un but commun, celui de la sauvegarde de l’enfance, a pourtant été synonyme de conceptions différentes sur la manière de procéder. L’article de Denyse Baillargeon étudie la période de 1910 à 1953. Il retrace tout d’abord le conflit opposant les prêtres et médecins aux membres de la FNSJB, dont l’idéologie maternaliste est aux antipodes de la vision patriarcale prônée par l’élite paroissiale. Puis, l’auteure se penche sur la prise en charge des Gouttes de lait par l’administration municipale durant les années 1920, c’est-à-dire la création de cliniques publiques.