Reproduction sociale dans le Québec préindustriel : les ''élus'' et les ''exclus''

Reproduction sociale dans le Québec préindustriel : les ''élus'' et les ''exclus''

Reproduction sociale dans le Québec préindustriel : les ''élus'' et les ''exclus''

Reproduction sociale dans le Québec préindustriel : les ''élus'' et les ''exclus''s

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Référence bibliographique [7095]

Dessureault, Christian. 1998. «Reproduction sociale dans le Québec préindustriel : les ''élus'' et les ''exclus''». Dans Les exclus de la terre en France et au Québec : XVIIe-XXe siècle: la reproduction familiale dans la différence , sous la dir. de Gérard Bouchard, Dickinson, J.A. et Goy, Joseph, p. 51-70. Sillery, Québec: Septentrion.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Nous tenterons d’évaluer la place respective des stratégies de reproduction familiale dans le destin des ’élus’, ceux qui peuvent sortir de l’agriculture en consolidant, voire en améliorant leur statut économique et social, et des ’exclus’, ceux qui sont contraints d’en sortir vers le bas de l’échelle sociale. » (p. 51)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Actes notariés, registre d’état civil, recensements;
- « Cette étude porte sur un groupe familial plutôt que sur un territoire précis. Cependant, l’histoire de ce groupe s’inscrit dans un espace et dans une période spécifiques. Joseph Plamondon et Marguerite Marest se sont mariés dans la paroisse de L’Ange Gardien, près de la ville de Québec le 6 février 1741. Ils s’établissent alors dans la paroisse des Plamondons, à l’Ancienne Lorette, où ils résident encore, 31 ans plus tard, lors du décès de Marguerite. [...] Notre terrain d’enquête correspond donc, de manière générale, à la partie orientale de la plaine de Montréal, du Richelieu jusqu’aux Cantons de l’Est. » (pp. 51-52)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Cette étude vise à mieux comprendre les rapports entre les mécanismes de la reproduction familiale et la mobilité sociale dans le Québec préindustriel. Pour ce faire, nous empruntons une approche prosopographique en examinant le plus attentivement possible, à partir de différentes sources (registres d’état civil, actes notariés, recensement), l’histoire de la descendance, sur quatre générations, d’un couple de paysans du milieu du XVIIIe siècle : Joseph Plamondon et Marguerite Marest. [...] Cette étude n’a toutefois pas la prétention d’établir un modèle de la mobilité sociale pour l’ensemble de la société rurale du Québec préindustriel. Nous voulons plutôt analyser cette dynamique chez un groupe familial que nous avons délibérément choisi comme se situant à la frontière de la notabilité et de la paysannerie dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ainsi les ’exclus’ y sont moins nombreux que dans plusieurs autres familles, mais tout de même présents et grandement révélateurs des limites de l’héritage dans le destin social. Par contre, les cas assez fréquents de mobilité ascendante, de l’agriculture vers le commerce rural, sont témoins de l’importance des réseaux familiaux. De plus, la circulation constante des membres d’une même famille, d’une génération à l’autre, ainsi qu’à l’intérieur de leur cycle de vie, entre la paysannerie, l’artisanat et le monde marchand, rappelle la complexité des structures sociales du monde préindustriel. » (p. 52)