Déviance maternelle et contestation sociale dans le roman québécois au féminin : (1945-1961) : Marie-Claire Blais, Diane Giguère, Anne Hébert, Françoise Loranger

Déviance maternelle et contestation sociale dans le roman québécois au féminin : (1945-1961) : Marie-Claire Blais, Diane Giguère, Anne Hébert, Françoise Loranger

Déviance maternelle et contestation sociale dans le roman québécois au féminin : (1945-1961) : Marie-Claire Blais, Diane Giguère, Anne Hébert, Françoise Loranger

Déviance maternelle et contestation sociale dans le roman québécois au féminin : (1945-1961) : Marie-Claire Blais, Diane Giguère, Anne Hébert, Françoise Lorangers

| Ajouter

Référence bibliographique [7064]

Gagné, Sophie. 1998. «Déviance maternelle et contestation sociale dans le roman québécois au féminin : (1945-1961) : Marie-Claire Blais, Diane Giguère, Anne Hébert, Françoise Loranger». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département d’études littéraires.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « Nous nous proposons justement d’étudier quelques-uns des personnages de « mauvaises » mères, figures totalement opposées à l’idéal de mère altruiste et de l’instinct maternel. » (p. 3)
- « Nous étudierons donc la période allant de l’après-guerre (1945) à la Révolution tranquille, années de transition idéologique où les remises en question ont été nombreuses. » (p. 4)

Questions/Hypothèses :
« Nous croyons pouvoir observer, dans quelques romans de cette époque, la colère des mères, cette colère si puissante et menaçante pour l’institution patriarcale, cette colère qui est l’un des premiers indices de subjectivité maternelle. » (pp. 4-5)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- « Parmi les romans féminins parus entre 1945 et 1960 qui mettent en scène des figures maternelles déviantes, nous avons retenu des oeuvres qui, outre le fait qu’elles soient marquantes de la période étudiée, présentent l’emprise dans la relation mère-enfant comme élément déterminant de la trame narrative; les personnages de mères qui jouent un rôle de second plan ont été rejetés. » (p. 6)
- « Dans les quatre oeuvres retenues - soit Mathieu de Françoise Loranger (1949), Le Torrent d’Anne Hébert (1950), La Belle bête de Marie-Claire Blais (1959) et Le Temps des jeux de Diane Giguère (1961), nous étudions les conditions dans lesquelles chacune de ces mères vit l’expérience de la maternité, puis ce qui caractérise sont attitude déviante à l’égard de ses enfants. » (p. v)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Avec l’émergence de l’écriture au féminin, le roman québécois voit apparaître de nombreux personnages de ’mauvaises’ mères qui choquent par leur indifférence ou leur comportement violent à l’égard de leurs enfants. Particulièrement dans le contexte de transition idéologique que connaît le Québec de l’après-guerre à la Révolution tranquille, ces figures maternelles prennent une signification bien particulière. Leur déviance par rapport à la norme prescrite confère à ces personnages une valeur contestataire. Notre objectif est de montrer ce lien en l’analysant selon deux points de vue : d’une part, l’emprise qu’exercent les modèles idéologiques sur les mères et, d’autre part, l’emprise physique et psychologique qu’exercent les mères sur leurs enfants. [...] Dans le corpus étudié, les romancières ont mis en scène une maternité non idéalisée, telle que la vivent de nombreuses femmes, souvent comme une souffrance, une contrainte ou un piège. Les figures maternelles qu’elles décrivent manifestent toutes de la colère à l’endroit de l’’institution’ de la maternité imposée par l’idéologie traditionnelle. C’est cette colère contestataire qui, à notre avis, a permis l’éventuel épanouissement d’une nouvelle subjectivité féminine dans notre littérature contemporaine. » (p. v)