Tracés des pères: texte dramatique suivi d’une réflexion sur les modèles de relations père-fils dans la dramaturgie canadienne-française

Tracés des pères: texte dramatique suivi d’une réflexion sur les modèles de relations père-fils dans la dramaturgie canadienne-française

Tracés des pères: texte dramatique suivi d’une réflexion sur les modèles de relations père-fils dans la dramaturgie canadienne-française

Tracés des pères: texte dramatique suivi d’une réflexion sur les modèles de relations père-fils dans la dramaturgie canadienne-françaises

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Référence bibliographique [7035]

Imbault, Laurent. 1998. «Tracés des pères: texte dramatique suivi d’une réflexion sur les modèles de relations père-fils dans la dramaturgie canadienne-française». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département des beaux-arts et arts appliqués.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le présent mémoire vise à interroger la définition, la place et l’évolution de la relation père-fils dans la dramaturgie canadienne-française. » (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Un fils à tuer d’Éloi de Grandmont;
- Un simple soldat de Marcel Dubé;
- Le vrai monde? de Michel Tremblay;
- Un printemps, monsieur Deslauriers de René-Daniel Dubois;
- Chien de Marc Dalpé.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« En cherchant à comprendre l’évolution des mentalités dans la société canadienne-française depuis la fin des années quarante, nous avons constaté que, dans la plupart des oeuvres théâtrales écrites durant cette période, les auteurs, n’ayant manifestement pas résolu la quadrature du cercle de leur propre enfance, nous présentaient, sur la question des relations pères-fils, un point de vue unique, celui du fils en procédant souvent à de véritables règlements de comptes avec des personnages de pères semblables à ceux qu’ils avaient connus. Ces pères théâtraux, autoritaires ou absents, condamnés à se justifier devant les assauts des fils, en ont été incapables dans la plupart des cas, puisque les fils-auteurs ne leur ont jamais donné la parole pour le faire. Afin de réhabiliter ces pères et surtout de les comprendre dans leur perspective historique propre, nous avons écrit Traces de pères, un texte dramatique pour et à partir du père. Nous avons mis en scène trois générations d’hommes à la recherche d’un univers intérieur qui, bien qu’il reste soumis aux exigences spécifiques de leurs époques, s’en démarque sensiblement pour tenter de définir un espace commun qui leur soit propre et dans lequel ils s’interrogent sur leur rôle de père. Un espace signifiant, rempli de peurs, d’angoisses et aussi d’aspirations de générations d’hommes à la recherche de leur identité. Un espace capable de générer un langage nouveau, un langage différent de tous les autres et en même temps porteur d’espoir pour tous les fils que nous sommes. Notre analyse portera donc sur trois périodes charnières, soit les années ’50, les années ’60-’70 et les années ’80-’90. Nous examinerons d’abord pour chacune de ces époques, les changements socio-historiques qui ont secoué le Québec et leurs répercussions sur la famille et sur le rôle du père. Puis, nous ferons une brève analyse de la relation père-fils au théâtre dans une ou deux pièces qui ont marqué l’époque choisie. Nous terminerons chaque chapitre en faisant ressortir les liens avec un des personnages de père dans Traces de pères selon l’époque en question. » (pp. 64-65) « Au terme de cette analyse nous en sommes venus à dégager certaines caractéristiques des pères de chacune de ces époques. Ainsi dans les années 40-50, le père traditionnel est en perte d’autorité, dépassé par les changements qui commencent à survenir dans la société: migration des familles en ville, travail déshumanisant en usine, perte d’influence de l’Église. [...] Les années 60-70 voient apparaître la révolution tranquille ainsi que la montée du féminisme radical. Les pères de cette époque sont pour la plupart totalement absents du paysage social et théâtral au Québec. Les années 80, sont marquées par le vieillissement de la génération des baby boomers et le refus des Québécois-Québécoises d’assumer leur autonomie politique. Le père théâtral des années 80-90 se cherche toujours mais, cette fois, il est interpellé par une nouvelle génération des fils-auteurs qui, en même temps qu’ils le confrontent, ne lui donnent jamais une véritable parole avec laquelle il puisse répondre. » (p. i)