Travail et famille : attentes traditionnelles et nouvelles valeurs des conjoints

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Référence bibliographique [7012]

Laroche, Denis. 1998. «Travail et famille : attentes traditionnelles et nouvelles valeurs des conjoints ». Données sociodémographiques en bref, vol. 2, no 3, p. 1-3.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Rendre compte de l’harmonie du couple pour adhérer à des énoncés ayant trait à la famille et au travail.

Questions/Hypothèses :
Les hommes et les femmes du Québec vivant avec un conjoint partagent-ils des attentes conciliables envers la famille et le travail?

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Couples ayant répondu à l’Enquête sociale générale de 1995

Type de traitement de données :
Analyse statistique

3. Résumé


« En 1995, les répondants de l’Enquête sociale générale ont donné leur avis sur une série de 11 énoncés traitant des attentes exprimées envers les hommes et les femmes à l’égard de la famille et du travail. Pour analyser ces résultats a été calculé l’indices des chances relatives. Cet indicateur compare la proportion des répondants en accord avec un énoncé sur la proportion de ceux en désaccord (Demaris, 1992). Ainsi pour les divers thèmes traités les résultats suivants sont apparus. D’abord les hommes et les femmes se montrent réceptifs aux énoncés voulant que l’emploi constitue un gage d’indépendance pour les femmes, et qu’une femme en emploi puisse établir d’aussi bons rapports avec ses enfants que les mères en dehors du marché du travail. Par contre, on continue de penser que le foyer et les enfants restent leur première préoccupation. Le dilemme entre famille et travail est également palpable dans certains énoncés. Ainsi, le principe de l’apport des deux conjoints au revenu des ménages fait l’objet d’une approbation massive, mais les deux époux tendent à penser que les jeunes enfants risquent d’être pénalisés si tel est le cas. Les énoncés qui ont trait aux hommes ajoutent une dimension supplémentaire à la tension entre famille et travail. Il en ressort que l’emploi demeure une priorité mais la famille ne doit pas être négligée. En somme, si l’entrée sur le marché du travail confronte les femmes à de nombreux dilemmes entre les contraintes de l’emploi et les exigences familiales, en accordant une certaine priorité aux dernières, il appert que les hommes ne sont guère plus épargnés par la tension entre le travail et la famille. En conclusion, les Rapports des chances relatives attestent que les indices des chances relatives des hommes et des femmes ont tendance à varier à l’unisson. » (pp. 1-3)