L’effet du type d’union sur la stabilité des familles ''intactes''

L’effet du type d’union sur la stabilité des familles ''intactes''

L’effet du type d’union sur la stabilité des familles ''intactes''

L’effet du type d’union sur la stabilité des familles ''intactes''s

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Référence bibliographique [7002]

Le Bourdais, Céline et Neill, Ghyslaine. 1998. L’effet du type d’union sur la stabilité des familles ''intactes''. Communication présentée dans le cadre des Séminaires du partenariat Familles en mouvance et dynamiques intergénérationnelles, le 21 octobre 1998. Montréal: Institut national de la recherche scientifique - Centre Urbanisation Culture Société.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Nous chercherons à montrer dans quelle mesure le cheminement conjugal suivi par les femmes influence la propension qu’elles ont de voir leur famille se dissoudre, une fois qu’on contrôle pour d’autres caractéristiques. Ensuite (on) montrera dans quelle mesure les changements dans les comportements conjugaux des adultes affectent les conditions de vie des enfants, pour ensuite s’intéresser plus particulièrement aux aspects juridiques associés au type d’union choisi. » (p. 2)

Questions/Hypothèses :
« De quelle manière les changements engendrés par la diversification des modes de formation des unions affectent-ils la stabilité des familles? En d’autres mots, est-ce que le fait que papa et maman soient ou non mariés au moment de la naissance du premier enfant a un impact sur l’avenir de la famille? » (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Cette étude est basée sur l’Enquête sociale générale conduite par Statistique Canada en 1995 auprès d’un échantillon représentatif de la population canadienne de 10 749 répondants, hommes et femmes, âgés de 15 ans et plus au moment de l’enquête. Le sous-échantillon retenu pour étudier l’évolution des risques de rupture des familles « intactes » est constitué de 1774 femmes, âgées entre 25 et 64 ans, qui ont eu leur premier enfant entre 1970 et 1995; 479 avaient connu une séparation au moment de l’enquête.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement de données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Au Canada, comme ailleurs en Occident, des changements importants ont marqué les comportements conjuguaux des individus. Depuis plus de vingt ans, voire maintenant près de trente ans, l’union libre n’a cessé de progresser, d’abord comme mode d’entrée dans la vie conjugale, puis comme cadre de formation des familles. Parallèlement, le divorce a connu une croissance importante, tandis que le mariage perdait graduellement du terrain. » (p. 2) Cette allocution retrace l’évolution de la formation des familles au Québec et au Canada ainsi que leur impact sur la stabilité des familles. « L’analyse a montré que les chances de rupture d’union ne sont pas indépendantes du type d’union choisi, de la période de transformation de la famille et d’autres caractéristiques socio-démographiques, et que ces variables jouent différemment selon la région considérée. Ainsi, les caractéristiques socio-économiques (scolarité, interruptions de travail) semblent jouer un rôle plus important au Québec que dans le reste du Canada, tandis que le cheminement conjugal suivi semble être un meilleur prédicteur des chances de rupture ailleurs au Canada. Ces résultats sont à mettre en relation avec le sens différent que revêtent l’union libre et le mariage au Québec et dans le reste du Canada, où l’ampleur de l’un et l’autre phénomène varie de façon marquée. » (p. 15)