L’impact de la négligence sur l’estime de soi et la perception de leurs comportements chez les enfants de 4 à 7 ans

L’impact de la négligence sur l’estime de soi et la perception de leurs comportements chez les enfants de 4 à 7 ans

L’impact de la négligence sur l’estime de soi et la perception de leurs comportements chez les enfants de 4 à 7 ans

L’impact de la négligence sur l’estime de soi et la perception de leurs comportements chez les enfants de 4 à 7 anss

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Référence bibliographique [6987]

Lipari, Silvia. 1998. «L’impact de la négligence sur l’estime de soi et la perception de leurs comportements chez les enfants de 4 à 7 ans». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières, Québec, Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Questions/Hypothèses :
« 1- Les enfants négligés présentent une estime de soi totale plus faible que les enfants non maltraités. [...];
2- Les enfants négligés se décrivent comme ayant plus de comportements et de sentiments négatifs et moins de comportements et de sentiments positifs que les enfants non maltraités. [...];
3- Il existe une corrélation positive entre l’estime de soi totale ou partielle et le résultat de la perception positive des comportements et des sentiments que l’enfant s’attribue et il existe une corrélation négative entre l’estime de soi totale ou partielle et le résultat de perception négative des comportements et des sentiments que l’enfant s’attribue;
4- Il existe une corrélation négative entre l’estime de soi totale ou partielle et le rapport de proportion traduisant la perception globale que l’enfant s’attribue. » (p. 55)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« La population cible est celle des enfants reconnus comme étant négligés. L’échantillon total est composé de 45 sujets, ayant entre 4 et 7 ans, dont 20 enfants négligés et 25 enfants non maltraités (pour le groupe de comparaison). L’âge moyen en mois du groupe d’enfants négligés est de (M=70,80, ÉT=10,16) alors que celui du groupe d’enfants non maltraités est de (M=71,12, ÉT=2,74). [...] Le groupe d’enfants négligés est composé de 60% de garçons et 40% de filles alors que le groupe d’enfants non maltraités est formé de 44% de garçons et de 56% de filles. » (p. 57)

Instruments :
- Questionnaire socio-démographique;
- Pictorial Self-Concept Scale (PSCS; Bolea, Felker et Barnes, 1971);
- Test de dépistage de la violence parentale (TDVP; Palacio-Quintin, 1992, 1997).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Cette étude s’intéresse à l’impact de la négligence sur l’estime de soi et la perception de soi chez les enfants âgés entre 4 et 7 ans. Quarante-cinq sujets ont été recrutés. L’échantillon est constitué de 25 enfants non maltraités issus des écoles de la région trifluvienne ainsi que de 20 enfants reconnus par le Centre de protection de l’enfance et de la jeunesse (CPEJ) Mauricie-Bois-Francs (MBF) comme étant négligés. Le critère opérationnel utilisé afin de différencier les deux groupes est celui d’être un enfant reconnu ou non comme étant négligé à la CPEJ. Le niveau socioéconomique et l’âge des enfants ont été contrôlés. Un questionnaire sociodémographique rend possible la description de la population à ce niveau. La mesure d’estime de soi utilisée est le Pictorial Self-Concept Scale (PSCS) (Bolea, Felker et Barnes, 1971). Elle a permis de dégager les composantes de l’estime de soi à l’égard du sujet, de la famille, de l’école et des pairs. Le Test de dépistage de la violence parentale (TDVP) (Palacio-Quintin, 1991), a servi de mesure quant à la perception des comportements que l’enfant s’attribue. Les résultats démontrent que les enfants négligés ont une estime de soi totale plus faible que les enfants non maltraités. Plus précisément, les enfants négligés ont une plus faible estime de soi envers eux-mêmes et envers leur famille que les enfants non maltraités. De plus, les enfants négligés se perçoivent comme ayant moins de comportements positifs que les enfants non maltraités. Les enfants négligés ne s’attribuent pas plus de comportements négatifs que les enfants non maltraités. Aucun lien n’a pu être confirmé entre l’estime de soi et la perception de soi de l’enfant. Ces résultats sont discutés à la lumière des connaissances actuelles sur la négligence. » (sommaire)