Aux origines sociales de l’État-providence : familles québécoises, obligation scolaire et allocations familiales :1940-1955

Aux origines sociales de l’État-providence : familles québécoises, obligation scolaire et allocations familiales :1940-1955

Aux origines sociales de l’État-providence : familles québécoises, obligation scolaire et allocations familiales :1940-1955

Aux origines sociales de l’État-providence : familles québécoises, obligation scolaire et allocations familiales :1940-1955s

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Référence bibliographique [6982]

Marshall, Dominique. 1998. Aux origines sociales de l’État-providence : familles québécoises, obligation scolaire et allocations familiales :1940-1955. Coll. «coll. Trajectoires sociales». Montréal: Presse de l’Université de Montréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- Donner une vision historiographique des différentes mesures législatives prises au Québec et au Canada, tout en regardant le contexte et les groupes politiques en place lors de ces décisions. Un regard sur les intentions de l’État à l’égard des familles, est aussi posé.
- Faire une évaluation des différents bilans ayant été faits sur ces vingt premières années de l’histoire de la famille ainsi que faire état des différents changements sociaux ayant pris place durant cette période.
- Analyser les relations familiales avec les autres institutions.
- Étudier le monde économique et culturel particuliers des familles.
- Montrer ce en quoi la politique a transformé la relation entre l’État, les familles et les groupes d’intérêts.

Questions/Hypothèses :
- « Comment s’est créé, puis développé l’État-providence canadien et québécois? Au nom de quelles valeurs, pour quels intérêts et avec quel succès a-t-il été instauré? » (quatrième de couverture)
- « Faudrait-il croire que la crise est l’effet d’un inachèvement des réformes et continuer d’accroître la générosité de l’État-providence? Ou faudrait-il au contraire transformer le débat sur le degré souhaitable d’intervention de l’état en une réflexion plus vaste sur les relations entre l’État et la société. » (p. 13)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Documents émanant des administrations publiques: rapports annuels, archives administratives des ministères et institutions publiques chargés d’appliquer les trois lois : ministère fédéral de la Santé nationale et du Bien-être social, Ministère du travail du Québec et Département de l’instruction publique.
- « Dans le cas de la fréquentation scolaire, en raison de la nature décentralisée de l’application de la mesure, j’ai dû consulter les sources de certains commissions scolaires locales, sources qui permettent de dresser un tableau assez ressemblant de l’ensemble des quelque 2000 commissions québécoises. Les dossiers des contrevenants à la loi de fréquentation scolaire obligatoire de la Ville de Montréal viennent compléter ce tableau général. Dans le cas de la loi des allocations familiales, les archives du Bureau régional de Québec se sont ajoutées à celles du Bureau central d’Ottawa. » (p. 18)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« C’est à la suite de la Grande Crise, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, qu’ont été votées les lois universelles à l’intention des familles du Québec. En retraçant leurs origines et en décrivant l’histoire de leur évolution, Dominique Marshall nous dévoile ici un large pan de l’évolution des politiques sociales au Québec. Elle analyse les relations entre les projets politiques et les conceptions propres aux familles et explore l’impact des programmes sociaux sur les valeurs, les conditions de vie et le statut de ces dernières. Elle s’attache, enfin, à soupeser l’influence des familles les plus pauvres sur la création des institutions publiques, d’éducation et de bien-être, une dimension de l’histoire de l’État-providence peu connue jusqu’à présent. À une époque où l’idée même d’un État-providence universel est remise en cause, le présent ouvrage fait non seulement le point sur les raisons profondes qui l’ont fait émerger, mais ouvre également des perspectives sur l’avenir qui lui est réservé. » (quatrième de couverture)