Vulnérabilité et interaction mère-nourrisson : illustration de conditions nécessaires mais non suffisantes à l’efficacité de l’intervention précoce

Vulnérabilité et interaction mère-nourrisson : illustration de conditions nécessaires mais non suffisantes à l’efficacité de l’intervention précoce

Vulnérabilité et interaction mère-nourrisson : illustration de conditions nécessaires mais non suffisantes à l’efficacité de l’intervention précoce

Vulnérabilité et interaction mère-nourrisson : illustration de conditions nécessaires mais non suffisantes à l’efficacité de l’intervention précoces

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Référence bibliographique [6970]

Moreau, Jacques, Léveillé, Sophie et Roy, Catherine. 1998. «Vulnérabilité et interaction mère-nourrisson : illustration de conditions nécessaires mais non suffisantes à l’efficacité de l’intervention précoce ». Santé Mentale au Québec, vol. XXIII, no 1, p. 187-213.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Questions/Hypothèses :
« Les hypothèses sont les suivantes : les mères participant au programme, en comparaison à un groupe de mère n’y ayant pas participé : 1) se percevront moins isolées; 2) posséderont un niveau plus élevé de connaissances sur le développement normal de l’enfant; 3) percevront plus positivement le tempérament de leur nourrissons; 4) auront des comportements davantage contingents à ceux de leur nourrisson et fonctionnels à un meilleur développement de l’enfant. » (p. 190)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon sur lequel repose les analyses présentées comprend 48 mères et leur bébé âgé entre quatre et 12 semaines au début de l’intervention, toutes issues de milieux vulnérables. [...] Les participantes sont recrutées à partir des listes de naissance fournies par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Montérégie ainsi que par les hôpitaux Charles-Lemoyne et Pierre-Boucher (rive-sud de Montréal). Elles sont québécoises francophones, à l’exception de deux (une Chilienne et une Haïtienne). Elles sont en moyenne âgées de 22,67 ans, possèdent une scolarité moyenne de quatrième secondaire et 61,9% d’entre elles ont un revenu familial inférieur ou égal à 20 000$ par années. Quant aux nourrissons, ils ont un âge moyen de 55,5 jours, soit huit semaines au début de l’intervention. Parmi eux, la moitié sont des filles, dont neuf participent aux ateliers de stimulation. » (p. 192)

Instruments :
- Mesure du réseau social du soutien (Lepage, 1984);
- Inventaire des connaissances du développement du nourrisson (LEN, 1987);
- Échelle de Carey et McDevitt (1978);
- Grilles d’observation d’interactions mère-nourrisson (Moreau, 1989).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La présente étude évalue l’impact d’un programme de stimulation précoce qui s’adresse à 24 dyades mère-enfant (06 mois) vulnérables de la Montérégie. Ces dyades participent à une série de dix ateliers-stimulation. Vingt-quatre autres dyades forment un groupe témoin. L’objectif principal du programme vise à développer des interactions positives pour la mère et stimulantes pour l’enfant. Les hypothèses stipulent qu’à la fin du programme, les mères du groupe intervention se sentiront moins isolées, posséderont un niveau plus élevé de connaissances sur le développement de l’enfant, percevront plus positivement le tempérament de leur enfant et auront des comportements davantage contingents à ceux de leur nourrisson et fonctionnels à son développement. Les deux premières hypothèses ne sont pas confirmées. Toutefois, à la fin du programme, les mères du groupe intervention perçoivent le tempérament de leur nourrisson comme étant prévisible. Aussi, elles imitent plus fréquemment le comportement verbal et facial de leur nourrisson, et émettent plus de vocalisations lorsqu’elles sont en interaction avec lui. La discussion des résultats porte sur l’importance de modifier les conditions dans lesquelles les interactions parent-enfant se tiennent pour prévenir les déficits de développement des enfants. » (p. 187)