Modèle famililal en milieu défavorisé : continuité ou rupture intergénérationnelles

Modèle famililal en milieu défavorisé : continuité ou rupture intergénérationnelles

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Modèle famililal en milieu défavorisé : continuité ou rupture intergénérationnelless

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Référence bibliographique [6969]

Morval, Monique et Côté, Marie-France. 1998. «Modèle famililal en milieu défavorisé : continuité ou rupture intergénérationnelles». Dans Regards sur l’éducation familiale. Représentation, responsabilité, intervention , sous la dir. de Anne-Marie Fontaine et Pourtois, Jean-Pierre, p. 81-90. Paris, Bruxelles: De Boeck Université.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Questions/Hypothèses :
« Certains auteurs, dont Colon (1980), affirment que les familles défavorisées, de par leur condition de vie précaires et leur plus grand attachement à la famille, s’inscriraient davantage dans un type de système familial voué à la survie et à l’homéostasie, plutôt qu’au changement et à la croissance. C’est cette hypothèse que nous désirons investiguer dans le projet-pilote que nous présentons. » (p. 83)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Quinze mères de famille (dont neuf monoparentales) ont été recrutées dans des organismes communautaires de deux quartiers défavorisés de la ville de Montréal. L’âge moyen est d’environ 33 ans; onze familles se situent sous le seuil de pauvreté, les quatre autres juste au-dessus. Le nombre d’enfants va de un à quatre, en majorité d’âge préscolaire et scolaire. Toutes les familles sont de nationalité canadienne-française. » (p. 83)

Instruments :
Schéma d’entrevue semi-dirigé

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Il existe deux principes à la famille à l’esprit de conservation et l’esprit de changement. L’esprit de conservation se remarque entre autres à travers les rites et habitudes qui tissent le quotidien des familles, se perpétuant bien souvent en marge de la conscience. Chaque individu serait en effet porteur d’un ensemble d’éléments, conscients ou inconscients, appartenant aux générations qui l’ont précédé. Il donne ainsi à partir de sa propre singularité, une nouvelle configuration à cet héritage qu’il lègue à son tour à ses descendants (Boszormenyl-Nagy et Sparks, 1973; Framo, 1981). [...] Des entrevues semi-structurées ont été réalisées avec chacune des mères, portant sur divers aspects de la vie familiale, dont la relation avec les différents membres de la famille d’origine, les attentes parentales, les habitudes, la volonté de reproduire ou de changer. Ces thèmes ont été abordés dans une perspective intergénérationnelle, en vue de comparer le fonctionnement au sein de la famille d’origine à celui de la famille de procréation. » (pp. 82-83)