Le sexe de l’enfant et la satisfaction conjugale comme prédicteurs de la qualité de l’interaction père-enfant à 18 mois

Le sexe de l’enfant et la satisfaction conjugale comme prédicteurs de la qualité de l’interaction père-enfant à 18 mois

Le sexe de l’enfant et la satisfaction conjugale comme prédicteurs de la qualité de l’interaction père-enfant à 18 mois

Le sexe de l’enfant et la satisfaction conjugale comme prédicteurs de la qualité de l’interaction père-enfant à 18 moiss

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Référence bibliographique [695]

Jarry-Boileau, Véronique. 2010. «Le sexe de l’enfant et la satisfaction conjugale comme prédicteurs de la qualité de l’interaction père-enfant à 18 mois». Thèse de doctorat, Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente étude avait pour but de vérifier si le sexe de l’enfant et la satisfaction conjugale mesurée à 12 mois prédisaient la qualité de l’interaction père-enfant à 18 mois.» (p. 35)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Un nombre de 32 dyades père-enfant (12 filles et 20 garçons) vivant à Montréal (Canada) a participé à notre étude. Les familles ont été recrutées grâce à des listes de naissance fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux de la province de Québec (Canada).» (p. 26)

Instruments :
- Grille d’observation
- Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Dans un premier temps, l’analyse des données a révélé que la satisfaction conjugale ne prédisait pas la qualité d’interaction père-enfant. Cela pourrait s’expliquer en raison des caractéristiques des participants de cette étude, ceux-ci ne vivant que peu d’insatisfaction au plan conjugal, et également en raison de l’utilisation du concept d’interaction père-enfant et non de la qualité de la relation père-enfant. Dans un second temps, les résultats ont montré que les dyades père-fille auraient tendance à avoir de meilleures interactions père-enfant, et cela possiblement à cause des capacités verbales supérieures des filles et de l’émotionalité négative des garçons à 18 mois. Finalement, la satisfaction conjugale a été significativement reliée à la qualité d’interaction père-enfant chez les garçons, résultat qui n’a pas été confirmé chez les filles. En effet, les pères insatisfaits au niveau conjugal se sentiraient moins compétents auprès de leur enfant puisqu’ils pourraient ne pas percevoir de soutien dans leur rôle de père par leur conjointe. De plus, les filles ayant des pères dans cette situation auraient les capacités de capter l’attention du père et de nourrir l’interaction, alors que les garçons, qui manifestent généralement plus d’émotionalité négative, pourraient décourager les tentatives d’interaction du père.» (p. 50)