Nouvelles familles, nouveaux défis pour la sociologie de la famille

Nouvelles familles, nouveaux défis pour la sociologie de la famille

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Référence bibliographique [6943]

Quéniart, Anne et Hurtubise, Roch. 1998. «Nouvelles familles, nouveaux défis pour la sociologie de la famille ». Sociologie et Sociétés, vol. 30, no 1, p. 133-143.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « Notre intention ici est plutôt d’identifier, dans la masse des connaissances acquises, des analyses et approches théoriques qui permettent de saisir les enjeux de ce champ de la sociologie. »
- « Nous voulons également mettre au jour les principaux défis qui se présentent selon nous aux sociologues de la famille, en particulier dans les domaines de recherche que nous connaissons le plus, soit la parentalité, les relations de couple, les liens parents-enfants et les sous-cultures familiales. »

Questions/Hypothèses :
« Où en est la recherche sociologique sur la famille et vers quoi tend-elle? Quelles sont la pertinence et la spécificité de l’approche sociologique dans la compréhension du fait familial au tournant du siècle? Telles sont les principales questions, suggérées par les responsables de ce numéro, qui nous serviront de guide tout au long de cet article. Nous ne prétendons donc pas à une synthèse exhaustive des recherches dans le domaine de la famille; nous ne visons pas non plus à examiner toutes les thématiques qu’on y aborde ni à présenter, à la manière d’un manuel d’introduction, les théories sociologiques sur la famille. »

3. Résumé


Où en est la recherche sociologique sur la famille et vers quoi tend-elle? Quelle est la pertinence et la spécificité de l’approche sociologique dans la compréhension du fait familial au tournant du siècle? Telles sont les principales questions auxquelles répondent les auteurs dans ce texte. Sur un plan théorique, ils observent un éclatement du champ de la sociologie de la famille en de multiples objets (la maternité, la paternité, le divorce, le mariage, etc.) et un isolement des chercheurs : ceux qui travaillent sur le divorce, par exemple, échangent peu avec ceux qui s’intéressent au désengagement paternel ou aux mères monoparentales. Cette tendance à la spécialisation vers des « sous-objets familiaux » permet aux sociologues de développer une connaissance fine des processus qui influencent diverses dimensions des réalités familiales. Toutefois, elle rend difficile le travail de « reglobalisation » de l’objet famille. Sur le plan méthodologique, ils constatent la cohabitation d’une pluralité de La méthodes et d’approches et de nombreuses ouvertures vers les disciplines périphériques. Finalement, selon les auteurs, l’un des apports les plus importants de la sociologie de la famille à la sociologie en général est de montrer que la famille constitue l’un des lieux privilégiés pour saisir la manière dont s’articulent, selon une foule de modalités, l’individuel et le collectif, pour rendre compte de la complexité des processus de reproduction humaine et sociale, de socialisation et de construction de l’identité. La sociologie de la famille révèle aussi les tensions et les contradictions entre divers acteurs sociaux, elle rend compte du relativisme des structures et des fonctions de la famille, de la multiplicité des formes familiales et témoigne du dynamisme de diverses sociétés à transformer, innover et refaire la vie familiale.