Pour une politique de sauvegarde de la vie familiale dans le Québec de l’entre-deux-guerres

Pour une politique de sauvegarde de la vie familiale dans le Québec de l’entre-deux-guerres

Pour une politique de sauvegarde de la vie familiale dans le Québec de l’entre-deux-guerres

Pour une politique de sauvegarde de la vie familiale dans le Québec de l’entre-deux-guerress

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Référence bibliographique [6941]

Quesney, Chantale. 1998. «Pour une politique de sauvegarde de la vie familiale dans le Québec de l’entre-deux-guerres ». Bulletin d’histoire politique, vol. 6, no 2, p. 74-82.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Discuter de l’impact du rôle joué par l’État et l’Église catholique dans la forme structurale de la famille traditionnelle au Québec de l’entre-deux-guerres.

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Les changements engendrés par l’industrialisation et l’urbanisation sont ressentis si profondément par la société québécoise vers la fin des années 1920 qu’ils provoquent la mise sur pied de la Commision des assurances sociales. Il est clair qu’il faut à tout prix définir les causes et les solutions à envisager afin de contrer les effets néfastes sur la famille [...] En fait, l’État comme l’Église catholique s’entendent pour dire que l’institution familiale est menacée de désorganisation voire d’éclatement. Elle ne suffit pas à assumer son rôle d’instance de gestion de la population justement à l’heure où l’opinion publique remet en question l’efficacité des institutions charitables traditionnelles dans la prise en charge des dépendants. Ce constat concrétise une critique sociale qui sourd dès le tournant du siècle et qui s’alarme d’une augmentation des naissances illégitimes, de la délinquance juvénile et du haut taux de mortalité infantile, ainsi que d’une diminution des naissances et d’une perte de l’autorité paternelle. Le lourd tribut en vies humaines générés par la Première Guerre Mondiale et par la Grippe espagnole accentuera le sentiment d’urgence quant à l’instauration de politiques et d’initiatives en faveur des familles les plus défavoriées. Par conséquent, entre 1918 et 1939, plusieurs groupes de réformateurs s’attacheront à promouvoir l’assistance aux familles afin de sauvegarder l’unité familiale. L’importance de la solidarité familiale semble capitale pour la cohérence d’une société libérale comme celle du Québec de l’entre-deux-guerres. Elle l’est également pour l’Église catholique qui est à la fois réfractaire et partie prenante de cette société libérale. Le discours solidariste qu’elle véhicule à travers les publications de l’École sociale populaire l’illustre bien. » (pp. 74-75)