L’assistance maternelle de Montréal. Un exemple de marginalisation des bénévoles dans le domaine des soins aux accouchées

L’assistance maternelle de Montréal. Un exemple de marginalisation des bénévoles dans le domaine des soins aux accouchées

L’assistance maternelle de Montréal. Un exemple de marginalisation des bénévoles dans le domaine des soins aux accouchées

L’assistance maternelle de Montréal. Un exemple de marginalisation des bénévoles dans le domaine des soins aux accouchéess

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Référence bibliographique [6871]

Baillargeon, Denyse. 1999. «L’assistance maternelle de Montréal. Un exemple de marginalisation des bénévoles dans le domaine des soins aux accouchées ». Dynamis, vol. 19, p. 379-400.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’article décrit l’évolution de l’Assistance maternelle (AM), une organisation philanthropique et catholique montréalaise fondée en 1912. Il démontre de quelle manière l’arrivée des médecins et des infirmières diplômées au sein de cette organisation a contribué à la diminution du travail bénévole et éventuellement, au déclin de l’organisation.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure fait souvent mention d’une utilisation des procès-verbaux de l’AM. Un examen des notes en bas de page nous permet de constater l’utilisation d’autres sources primaires (archives de l’AM, rapports annuels, etc.) et secondaires.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’Assistance maternelle, fondée en 1912, est une organisation philanthropique et catholique dont le but est de venir en aide aux femmes enceintes pauvres, sur les plans matériel et médical. L’Assistance maternelle, formée de femmes bénévoles, exerce, à ses débuts, un contrôle sur les médecins qu’elle engage afin de subvenir aux besoins médicaux de ses protégées. Alors que la demande augmente durant la décennie de la crise économique, la présence des médecins devient plus importante au sein de l’organisation, alors que les infirmières diplômées limitent de plus en plus le champ d’intervention des bénévoles. L’AM, prônant des soins à domicile, est aussi menacée par l’institutionnalisation croissante des soins de santé. Le retour de la prospérité durant la Deuxième Guerre mondiale, le développement du réseau hospitalier ainsi qu’un interventionnisme étatique plus présent nuisent à l’AM, qui se voit obligée de fermer boutique en 1961. La montée des « experts », suivant l’expression utilisée par l’auteure, aurait donc contribué à la diminution et la marginalisation de l’action bénévole féminine au sein de l’AM et à une masculinisation des soins de santé.