La mise en mots du secret le mieux gardé : L’inceste dans les courriers du coeur au Québec, 1935-1969

La mise en mots du secret le mieux gardé : L’inceste dans les courriers du coeur au Québec, 1935-1969

La mise en mots du secret le mieux gardé : L’inceste dans les courriers du coeur au Québec, 1935-1969

La mise en mots du secret le mieux gardé : L’inceste dans les courriers du coeur au Québec, 1935-1969s

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Référence bibliographique [6821]

Cliche, Marie-Aimée. 1999. «La mise en mots du secret le mieux gardé : L’inceste dans les courriers du coeur au Québec, 1935-1969». Dans Us et abus de la mise en mots en matière d’abus sexuel , sous la dir. de Hubert Van Gijseghem, p. 239-267. Montréal: Éditions du Méridien.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Retracer le phénomène de l’inceste à travers les courriers du cœur.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Journaux québécois de langue française : La Presse, La Patrie, La Terre de Chez Nous, La Patrie du Dimanche, Le Petit Journal. 52 lettres ont été recensées

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure utilise des archives des courriers du cœur de journaux de Québec afin de documenter la problématique de l’inceste, entre 1935 et 1969, alors que peu de cas étaient judiciarisés. C’est entre 1955 et 1965 que le nombre de cas d’inceste dévoilés augmente alors que la société québécoise connaît de profonds changements. La majorité des lettres reçues proviennent de filles et de femmes, habituellement victimes de leur père ou de leur frère. La majorité des victimes se retrouvent impuissante face à la situation et aux menaces qu’on leur profère. Dans la plupart des cas, les filles n’osent pas en parler à leur mère (lorsqu’elle est présente), craignant sa réaction. Un sentiment de dévalorisation habite plusieurs victimes, particulièrement à cause de la perte de virginité et de la culpabilité religieuse. Les courriéristes, dans leurs réponses aux lettres, reflètent habituellement les valeurs de la société et leurs convictions personnelles. Elles condamnent l’inceste et donnent des conseils afin de le prévenir ou d’y mettre fin. Plusieurs lettres laissent voir la détresse des victimes, même lorsque l’inceste a pris fin.