Les représentations mentales des pratiques de socialisation des mères et la qualité de l’attachement des enfants en début de scolarisation

Les représentations mentales des pratiques de socialisation des mères et la qualité de l’attachement des enfants en début de scolarisation

Les représentations mentales des pratiques de socialisation des mères et la qualité de l’attachement des enfants en début de scolarisation

Les représentations mentales des pratiques de socialisation des mères et la qualité de l’attachement des enfants en début de scolarisations

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Référence bibliographique [6728]

Gosselin, Catherine, Parent, Sophie et Moss, Ellen. 1999. «Les représentations mentales des pratiques de socialisation des mères et la qualité de l’attachement des enfants en début de scolarisation ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 31, no 1, p. 29-39.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette étude vise à montrer que les représentations mentales des mères en regard 1) de leurs attitudes et pratiques éducatives et 2) de leur rôle éducatif dans une tâche de collaboration mère-enfant sont associées à la sécurité de l’attachement des enfants âgés entre 5 et 7 ans. » (p. 32)

Questions/Hypothèses :
« La capacité des mères à reconnaître les besoins de l’enfant devrait se refléter par une tendance à adopter de manière générale des attitudes et des pratiques éducatives favorables à l’apprentissage et au développement de l’autonomie. De plus, les mères sensibles devraient percevoir que leur rôle éducatif consiste à partager des responsabilités lors d’une tâche de collaboration (Parent et Moss, 1995), tout en créant un climat favorable à l’apprentissage (Moss, 1992). À cet égard, les représentations mentales devraient refléter la capacité des mères à être sensibles aux besoins de l’enfant en lui permettant de développer les compétences nécessaires à l’adaptation individuelle dans un contexte extra-familial tout en conservant un sentiment de sécurité. » (p. 32)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les 92 sujets de cette étude font partie de la deuxième phase d’un projet de recherche longitudinale. Les dyades mère-enfant ont été recrutées par le biais des garderies francophones de Montréal et sont issues de milieux socioéconomiques variés. L’âge des enfants varie entre 51 et 104 mois. Deux groupes ont été formés. Un groupe d’enfants dont la qualité de l’attachement est sécure (n=56, 32 filles) et un groupe d’enfants dont la qualité de l’attachement est insécure (n=36, 15 filles). » (p. 32)

Instruments :
- Mesure de la sécurité de l’attachement pas l’observation de réunions mère-enfant selon Cassidy et Marvi, (1992);
- Questionnaire d’évaluation des attitudes et des pratiques éducatives de parents (QEAPEP; Rouzier, 1986);
- Version révisée du jeu d’épicerie (Gauvain et Rogoff, 1989);
- Échelle de vocabulaire en images Peabody (EVIP; Dunn, Thériault-Whalen et Dunn, 1993), version française du Peabody Picture Vocabulary Test-Revised (Dunn et Dunn, 1981).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Cette étude vise à explorer la relation qui existe entre les représentations mentales des pratiques de socialisation des mères et la qualité de l’attachement chez des enfants d’âge préscolaire et en début de scolarisation. Les représentations mentales des pratiques de socialisation sont évaluées à l’aide de deux instruments de mesure. Le premier concerne l’évaluation des représentations mentales associées aux pratiques et aux attitudes éducatives. Le deuxième instrument correspond à l’évaluation des représentations mentales relatives à l’établissement d’une relation de partenariat mère-enfant définie comme le climat affectif et le partage des responsabilités entre la mère et l’enfant lors d’une tâche de collaboration. La qualité de l’attachement de l’enfant est évaluée à l’aide de la grille de classification élaborée par Cassidy et Marvin (1992). Quatre-vingt-douze enfants ont été répartis en deux groupes selon la qualité de l’attachement (56 sécures et 36 insécures). Les variables sociodémographiques tels la scolarité de la mère, le revenu de la famille, la structure familiale, l’âge et les habiletés verbales de l’enfant, ont été contrôlées pour le traitement statistique des données. Les analyses de régression logistique permettent d’établir un lien entre les représentations mentales associées aux pratiques et aux attitudes éducatives et la sécurité de l’attachement. La discussion met en évidence la contribution théorique à l’étude de l’attachement après la petite enfance. Des considérations méthodologiques sont également abordées. » (p. 29)