Les risques et la résistance chez les enfants de six et de dix ans / Risk and Resillience in Six- and Ten-Year-Old Children

Les risques et la résistance chez les enfants de six et de dix ans / Risk and Resillience in Six- and Ten-Year-Old Children

Les risques et la résistance chez les enfants de six et de dix ans / Risk and Resillience in Six- and Ten-Year-Old Children

Les risques et la résistance chez les enfants de six et de dix ans / Risk and Resillience in Six- and Ten-Year-Old Childrens

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Référence bibliographique [6696]

Jenkins, Jennifer M. et Keating, Daniel. 1999. Les risques et la résistance chez les enfants de six et de dix ans / Risk and Resillience in Six- and Ten-Year-Old Children. Hull, Québec: Direction générale de la recherche appliquée, Politique stratégique, Développement des ressources humaines du Canada.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’étude s’attarde aux risques et aux facteurs de protection dans l’acquisition de la flexibilité chez les enfants.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Échantillon représentatif de 22800 enfants canadiens, tiré du « National Longitudinal Study of Children and Youth » pour lequel les analyses pour les enfants de 6 ans (1685) et les enfants de 10 ans (1660) ont été conduites séparément.

Instruments :
- Index du risque;
- Version modifiée du CES-D (Radloff, 1977) : mesure de la dépression;
- Échelle de mesure du revenu;
- Échelle de mesure de la grosseur de la famille;
- Mesure de l’hostilité dans la relation parent-enfant;
- Mesure de la satisfaction maritale.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La flexibilité est une aptitude fonctionnelle qu’on acquiert en faisant face au stress avec des capacités d’adaptation positives. Il est important de comprendre l’interaction des facteurs de risque et des facteurs de protection dans l’acquisition de la flexibilité chez les enfants. Certaines recherches ont montré que les possibilités que l’enfant éprouve des problèmes de comportement augmentent avec le nombre de facteurs de risque auxquels il est exposé. Les facteurs de risque examinés dans cette étude sont les suivants : faible revenu, abus d’alcool par la mère ou le père, insatisfaction conjugale, dépression chez le principal fournisseur de soins (habituellement la mère), famille de grande taille, grossesse d’une adolescente, hostilité dans la relation parent-enfant, divorce des parents et difficultés d’apprentissage chez l’enfant. Un indice des risques a été construit pour chaque enfant de six et de dix ans visé par l’étude. Seulement 4 % des enfants faisaient face à quatre facteurs de risque ou plus dans leur vie. Les enfants qui n’étaient exposés à aucun facteur de risque affichaient un taux de comportement difficile d’environ 10 %, tandis que chez les enfants exposés à quatre facteurs de risque ou plus, le taux était cinq fois plus élevé, soit environ 50 %. Même si les enfants exposés à des risques multiples dans leur vie sont plus susceptibles d’acquérir des problèmes de comportement, il arrive souvent que des facteurs de protection entrent en jeu pour les mettre à l’abri et réduire les risques de tels comportements. Les enfants qui vivent dans des environnements stressants mais qui ont d’étroites relations d’affection semblent capables de s’accommoder des difficultés auxquelles ils font face. Leurs niveaux de comportements problèmes étaient comparables à ceux des enfants qui vivent dans des environnements où les risques sont peu élevés. En l’absence de bonnes relations avec des personnes autres que les père et mère - par exemple, des frères et sœurs, un enseignant, des amis- les enfants aux prises avec des situations de risques multiples affichaient des niveaux plus élevés de comportements difficiles.
On a constaté qu’il existe une solide corrélation entre le nombre de bonnes relations de l’enfant et sa flexibilité. Chez les enfants de six ans, une bonne relation était aussi favorable que trois bonnes relations lorsqu’il s’agissait d’atténuer les risques d’afficher des comportements d’extériorisation tels les troubles de conduite, l’hyperactivité, l’inattention et l’agression indirecte. Chez les enfants de 10 ans, il fallait plus qu’une bonne relation pour que cet effet de protection se manifeste. Il se peut que les situations jouent un rôle plus critique chez les garçons que chez les filles. Les garçons étaient moins susceptibles que les filles d’avoir d’étroites relations et ils étaient également plus susceptibles d’afficher des comportements d’extériorisation. Chez les filles, les amitiés jouaient un rôle de protection, que le niveau de risque soit élevé ou faible. De bonnes relations avec les frères et sœurs jouaient le même rôle de protection chez les garçons que chez les filles. Même si une bonne relation avec un enseignant était plus courante chez les filles que chez les garçons, la relation était importante pour les garçons à tous les niveaux de risques, mais pour les filles, seulement aux niveaux élevés. » (p. v)