Étude comparative de nourrissons prématurés et nés à terme et des modes de stimulations qu’ils expérimentent au cours des six premiers mois

Étude comparative de nourrissons prématurés et nés à terme et des modes de stimulations qu’ils expérimentent au cours des six premiers mois

Étude comparative de nourrissons prématurés et nés à terme et des modes de stimulations qu’ils expérimentent au cours des six premiers mois

Étude comparative de nourrissons prématurés et nés à terme et des modes de stimulations qu’ils expérimentent au cours des six premiers moiss

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Référence bibliographique [6650]

Leroux, Sophie, Malcuit, Gérard et Pomerleau, Andrée. 1999. «Étude comparative de nourrissons prématurés et nés à terme et des modes de stimulations qu’ils expérimentent au cours des six premiers mois ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 31, no 1, p. 40-53.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Un premier objectif est de comparer les caractéristiques physiques, comportementales et développementales de nourrissons prématurés, sans complication médicale, et de nourrissons nés à terme lorsqu’ils sont âgés de 2, 4 et 6 mois. Le deuxième objectif consiste à analyser la nature, tant qualitative que quantitative, des stimulations environnementales qu’ils expérimentent dans leur contexte de vie quotidienne et lors d’interactions avec leur mère. » (p. 42)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon comprend 56 dyades mère-enfant, dont 28 nourrissons nés avant terme et 28 nés à terme. [...] Les bébés prématurés ont un âge gestationnel de moins de 37 semaines, un poids à la naissance inférieur à 2500 grammes et un score Apgar à 5 minutes de plus de 4. Ils ne présentent pas de complications médicales sérieuses [...] ou d’anomalies manifestes. Les nourrissons prématurés et leurs parents ne participent pas à un programme de stimulation. Les nourrissons nés à terme ont un âge gestationnel de 38 à 42 grammes, un poids supérieur à 3000 grammes, un score Apgar à 5 minutes de plus de 7. Ils ne manifestent aucun problème nécessitant un recours aux soins intensifs ou à une hospitalisation prolongée. Les mères des deux groupes sont recrutées parmi les mères d’origine québécoise, francophones, primipares, âgées entre 20 et 40 ans. » (p. 42)

Instruments :
- Session d’interaction mère-enfant;
- Mesure d’évaluation du comportement de l’enfant;
- Situation d’apprentissage d’une tâche;
- Échelles mentale et motrice de Bayley (1969);
- Questionnaire d’inventaire des interactions sociales;
- Questionnaire de changements sociodémographiques;
- Mesure des caractéristiques staturo-pondérales;
- Échelle d’évaluation comportementale du nouveau-né de Brazelton (1973);
- Échelle de Carey et McDevitt (1978);
- Inventaire de l’environnement physique du nourrisson;
- Inventaire des interactions sociales;
- Journal de l’écologie quotidienne du bébé;
- Grille de décodage des comportements d’interaction mère-enfant.

Type de traitement des données :
Analyse statistique, analyse de contenu

3. Résumé


« Cette étude vise à comparer le tempérament et le développement de nourrissons prématurés et nés à terme, ainsi qu’à évaluer la qualité et la quantité des stimulations physiques et sociales qu’ils expérimentent à 2, 4 et 6 mois (âge corrigé pour les prématurés). Cinquante-six dyades mère-enfant, incluant 28 nourrissons prématurés et 28 nourrissons nés à terme, participent à l’étude. Les analyses montrent que les groupes ne diffèrent pas aux mesures de tempérament et de développement, ni aux mesures de l’environnement physique (densité, jouets et accessoires). Des différences significatives apparaissent toutefois sur le plan des stimulations sociales. À 2 mois, les mères de bébés prématurés obtiennent des scores moins élevés de sensibilité-contingence et elles font plus de stimulations distales que les mères de bébés nés à terme. Durant les six premiers mois, les bébés prématurés passent plus de temps dans des activités en relation avec des personnes de leur entourage immédiat, tandis que les bébés nés à terme font plus de sorties à l’extérieur. À la maison, les bébés nés à terme ont davantage d’interactions avec des personnes du réseau social élargi. Ces stimulations pourraient avoir un impact à plus long terme sur le développement de l’enfant. » (p. 40)