La réticence familiale à recourir au soutien formel: un obstacle à la prévention de l’épuisement des personnes-soutien de personnes âgées dépendantes

La réticence familiale à recourir au soutien formel: un obstacle à la prévention de l’épuisement des personnes-soutien de personnes âgées dépendantes

La réticence familiale à recourir au soutien formel: un obstacle à la prévention de l’épuisement des personnes-soutien de personnes âgées dépendantes

La réticence familiale à recourir au soutien formel: un obstacle à la prévention de l’épuisement des personnes-soutien de personnes âgées dépendantess

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Référence bibliographique [6588]

Paquet, Mario, Bals, Myriam, Guillemette, André et Richard, Caroline. 1999. «La réticence familiale à recourir au soutien formel: un obstacle à la prévention de l’épuisement des personnes-soutien de personnes âgées dépendantes». Dans Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes. Une étude exploratoire sur le recours aux services , sous la dir. de Mario Paquet, p. 75-90. Saint-Charles-Borromée, Québec: Gouvernement du Québec, Régie régionale de la santé et des services sociaux, Direction de la santé publique.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Questions/Hypothèses :
« 1. Les personnes-soutiens sont-elles vraiment réticentes à utiliser les services formels?
2. Sont-elles réticentes uniquement à l’égard des services formels?
3. Les personnes âgées aidées et les autres membres de la familles sont-ils aussi réticents?
4. La réticence varie-t-elle selon l’âge, le sexe, la proximité relationnelle et le milieu d’appartenance?
5. La réticence est-elle liée à la peur de la stigmatisation de la personne aidée et à des lacunes dans l’organisation des services? » (p. 79)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Il s’agit de 4 spécialistes québécois : un anthropologue, un psychologue, un médecin et un professeur en sciences infirmières ayant une connaissance dans le champ de la recherche sur le soutien informel, de même que de dispensateurs de services de la région de Lanaudière (au nombre de 38). Ces derniers sont des professionnels (travailleurs sociaux, médecins, infirmières, auxiliaires familiales, etc.) et des cadres (gestionnaires oeuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux). Ceux-ci sont rattachés au réseau public (CLSC, CA) et aux Centres d’action bénévole (CAB). » (p. 78)

Instruments :
Entrevues individuelles et de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


C’est en constatant l’absence de recherches sur la réticence des personnes-soutiens que l’auteur a décidé de se pencher sur ce phénomène. Les résultats démontrent « [...] que la réticence à l’égard de l’utilisation des services de formels n’est pas unique aux personnes-soutiens. Ce phénomène s’observe aussi chez des personnes âgées et d’autres membres de la famille. [...] Par ailleurs, [...] les personnes-soutiens ne sont pas réticentes qu’à l’égard des services formels. Il arrive que des personnes-soutiens refusent le soutien des proches de la famille. [...] En outre, on a noté qu’il y a réticence face au soutien informel (entourage, organismes communautaires). [...] La réticence semble varier selon l’âge, le sexe, la proximité relationnelle et le milieu d’appartenance. Il apparaît que les personnes de moins de cinquante ans et les hommes sont plus enclins à utiliser les services. [...] La réticence des personnes-soutiens est probablement accentuée par la peur de la stigmatisation des personnes aidées qui souffrent d’une dégénérescence cognitive ou d’un problème de santé mentale. [...] En terminant, il a été démontré au cours des vingt dernières années comment la personne-soutien était l’élément clé du maintien à domicile. Or, la réticence à l’égard de l’utilisation des services peut entraver, à plus ou moins long terme, les efforts soutenus pour assurer le maintien à domicile de la personne âgée, donc son bien-être, car la personne-soutien risque de s’épuiser. » (pp. 86-89)