Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels

Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels

Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels

Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formelss

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Référence bibliographique [6583]

Paquet, Mario, Bals, Myriam, Guillemette, André et Richard, Caroline. 1999. «Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes et réticence à recourir aux services formels». Dans Logique familiale de soutien auprès des personnes âgées dépendantes. Une étude exploratoire sur le recours aux services , sous la dir. de Mario Paquet, p. 93-107. Saint-Charles-Borromée, Québec: Gouvernement du Québec, Régie régionale de la santé et des services sociaux, Direction de la santé publique.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans ce travail, notre objectif est de comprendre la réticence des personnes-soutiens vis-à-vis de l’utilisation des services formels. » (p. 95)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« La population à l’étude est composée d’informateurs clés. Il s’agit de 4 spécialistes québécois, un anthropologue, un psychologue, un médecin et un professeur de sciences infirmières ayant une connaissance dans le champ de la recherche sur le soutien informel, de même que de 39 dispensateurs de services de la région de Lanaudière. Ces derniers sont des professionnels (travailleurs sociaux, médecins, infirmières, auxiliaires familiales, etc.) et des cadres (gestionnaires) oeuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux. Ceux-ci sont rattachés au réseau public (CLSC, CA) et aux Centres d’action bénévole (CAB). » (p. 95)

Instruments :
Entrevues individuelles et entrevues de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« En raison du contexte de l’évolution sociodémographique et économique caractérisée par le désengagement de l’État, l’appel aux solidarités familiales pour faire face aux problèmes sociaux est désormais bien inscrit dans le discours politique. Le partenariat dans le rapport État/famille est mis en avant-plan et apparaît maintenant incontournable dans la gestion du social. Si, en théorie, ce partenariat semble réalisable, dans les faits, il demeure un défi pour le concrétiser. Par exemple, les personnes-soutiens de personnes âgées dépendantes sont plutôt réticentes à faire appel aux services de l’État car c’est, généralement, la règle du dernier recours qui prévaut dans les comportements de recherche d’aide. L’objectif que nous poursuivons dans le présent article est de comprendre cette réticence des personnes-soutiens à recourir aux services formels. Cette recherche de type qualitatif a été menée par entrevues individuelles et de groupe auprès d’informateurs clés, soit quatre spécialistes québécois et cent dispensateurs de services. Au terme de l’analyse de contenu des entrevues, on constate que la réticence est un phénomène de culture. En effet, recourir à du soutien formel implique plus qu’une simple demande d’aide. C’est un geste qui heurte la référence collective socialement sanctionnée qu’est la solidarité familiale. En fait, la solidarité familiale s’actualise en référence au devoir et à l’obligation de prendre soin. Les familles veulent s’acquitter des tâches de soins de préférence seules car elles considèrent que cela relève d’abord de leur responsabilité. Ainsi, le sens des responsabilités familiales ressort comme une valeur fondamentale à laquelle il faut greffer des croyances et des attitudes qui peuvent influencer la recherche d’aide. » (p. 93)