Enfance, famille et société. Le mythe de la réalisation personnelle

Enfance, famille et société. Le mythe de la réalisation personnelle

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Référence bibliographique [6512]

Samy, Mounir H. 1999. «Enfance, famille et société. Le mythe de la réalisation personnelle ». PRISME, no 29, p. 24-40.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Ces propos cherchent à stimuler la réflexion sur certaines valeurs sociales dominantes et leurs effets sur la vie familiale, les enfants et le rôle des parents. Ce faisant, j’aimerais remettre en perpective quelques croyances très répandues dans la culture de nos jeunes. » (p. 24)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« À cette époque où le développement de l’enfant est trop souvent considéré uniquement comme une démarche de séparation et d’individualisation, alors que les enfants sont entraînés dès la maternelle à ce qui les attend dans le monde des adultes, l’auteur s’interroge sur le sens de la famille et le rôle des parents qui ont comme fonction première de sauvegarder l’enfance de leurs enfants et de les protéger contre les méfaits de l’individualisme en donnant à la vie familiale toute son importance. Il pointe en particulier le mythe de la réalisation personnelle qui engendre, selon lui, deux obsessions : celle du bien paraître et du gain immédiat, où l’égocentrisme prend le pas sur le bien collectif et conduit souvent à une absence d’empathie envers autrui et à un souci de performance excessive encouragé par les parents. L’autre obsession concerne la revendication constante de ses droits avec les aberrations que cette attitude entraîne, dont celle d’appauvrir les liens affectifs et d’empêcher de véritables échanges entre parents et enfants, alors que ceux-ci se limitent à d’interminables négociations en vue d’obtenir différents biens et privilèges personnels. L’auteur met enfin en garde de remettre trop vite l’enfant à la société plutôt que de favoriser la libre expression de sa personnalité et de développer, outre la rationalité, l’intelligence du coeur en faisant en sorte de s’adresser à lui comme à une personne plutôt qu’à un être en mal d’individualité et de performance. » (p. 25)