Au carrefour des conceptions scientifiques, pratiques et populaires de la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial

Au carrefour des conceptions scientifiques, pratiques et populaires de la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial

Au carrefour des conceptions scientifiques, pratiques et populaires de la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial

Au carrefour des conceptions scientifiques, pratiques et populaires de la violence psychologique faite aux enfants en milieu familials

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Référence bibliographique [6471]

Tousignant, Michel, Gagné, Marie-Hélène et Bouchard, Camil. 1999. «Au carrefour des conceptions scientifiques, pratiques et populaires de la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial». Dans Envisager, définir et comprendre la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial. Rapport de recherche , sous la dir. de Michel Tousignant, Gagné, Marie-Hélène et Bouchard, Camil, p. 39-62. Montréal: Université du Québec à Montréal, Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette étude veut contribuer, à partir de données empiriques recueillies auprès de parents et d’intervenants psychosociaux, à mieux définir la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial. » (p. 43)

2. Méthode



Échantillon/Matériau :
« L’échantillon compte 26 participants: huit parents éprouvant des difficultés dans l’éducation de leurs enfants, huit parents sans difficulté apparente ou avouée et dix intervenants psychosociaux. Chacun des groupes de parents compte autant de pères que de mères et on compte quatre hommes parmi les intervenants. » (p. 47)

Instruments :
Guide d’entretien
Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Cette étude qualitative contribue à mieux définir la violence psychologique faite aux enfants en milieu familial. L’analyse du contenu de 26 entrevues menées auprès de parents et d’intervenants permet : (1) de mettre à jour l’univers de leurs conceptions en rapport avec la violence psychologique; (2) de comparer ces conceptions aux définitions retrouvées dans les écrits scientifiques. Trois grandes catégories de violence psychologique sont reconnues par les répondants : les actes commis, les omissions (négligence des besoins psychologiques de l’enfant) et la violence indirecte, où l’enfant n’est pas directement visé par la conduite du parent. Ces catégories sont détaillées à l’aide de conduites ou d’attitudes parentales spécifiques, comme le sont les définitions scientifiques. Toutefois, si les chercheurs sont à même d’identifier les formes extrêmes de violence psychologique, les conceptions sociales semblent davantage fondées sur des situations d’intensité modérée qui s’inscrivent dans le quotidien des familles. Les conduites parentales en cause dévient suffisamment des normes sociales pour être qualifiées de violentes, mais sont sans doute moins reliées à la compromission du développement des enfants. La mise en commun des conceptions populaires, pratiques et scientifiques permet donc de construire une vision plus complète de l’étendue du phénomène. » (p. 41)