Les deux transitions démographiques du Québec, 1860-1996

Les deux transitions démographiques du Québec, 1860-1996

Les deux transitions démographiques du Québec, 1860-1996

Les deux transitions démographiques du Québec, 1860-1996s

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Référence bibliographique [6419]

Beaujot, Roderic. 2000. «Les deux transitions démographiques du Québec, 1860-1996 ». Cahiers québécois de démographie, vol. 29, no 2, p. 201-230.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Pour comprendre la rapidité des changements survenus au Québec au cours des dernières décennies, nous prendrons le temps de situer les étapes antérieures de l’évolution de la fécondité québécoise dans leur contexte historique. L’Ontario nous fournira un point de comparaison pour évaluer le caractère plus ou moins rapide ou tardif des mutations observées. Voilà en effet deux sociétés qui ont connu des niveaux de fécondité assez proches au milieu du XIXe siècle (au début de la période qui nous intéresse), et de nouveau en 1960. Les différences observées dans l’intervalle, entre 1860 et 1960, posent donc question. Il sera intéressant d’étendre notre tentative d’explication à toute la fin du XXe siècle, et surtout de chercher à voir comment l’échelonnement de la première transition démographique aide à comprendre le déroulement de la deuxième. » (p. 202)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données statistiques de J. Henripin et McInnis concernant le taux de fécondité au Québec et en Ontario, de 1860 à 1996.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Au Québec, le retard de la première transition démographique peut être mis en rapport avec la lenteur initiale des autres transformations socio-économiques et culturelles. L’écart de fécondité entre le Québec (5,3 enfants par femme) et l’Ontario (3,2) est particulièrement marqué en 1921. Par la suite, la baisse de la fécondité est globalement plus rapide au Québec, où le phénomène du baby-boom est moins important, de sorte qu’en 1960 les deux provinces atteignent ensemble le chiffre de 3,8 enfants par femme. Les années 1960 voient culminer la première transition au Québec, alors même que s’engage la deuxième. Celle-ci, en une décennie, portera la fécondité de 3,76 (1960) à 1,97 enfant par femme (1970). Elle comporte surtout un assouplissement des formes conjugales, associé à la fréquence du divorce et de la cohabitation. Si la cohabitation est particulièrement marquée au Québec, une plus forte proportion des naissances a lieu aux âges plus avancés en Ontario. Les niveaux de fécondité du Québec et de l’Ontario sont similaires en 1996 : 1,56 enfant par femme. » (p. 377)