Les habeas corpus en matière civile : visage singulier d’une relation entre familles et asiles au Québec : (1877-1918)

Les habeas corpus en matière civile : visage singulier d’une relation entre familles et asiles au Québec : (1877-1918)

Les habeas corpus en matière civile : visage singulier d’une relation entre familles et asiles au Québec : (1877-1918)

Les habeas corpus en matière civile : visage singulier d’une relation entre familles et asiles au Québec : (1877-1918)s

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Référence bibliographique [6345]

Coltel, Antony. 2000. «Les habeas corpus en matière civile : visage singulier d’une relation entre familles et asiles au Québec : (1877-1918)». Mémoire de maîtrise, Angers (France), Université d’Angers, Département d’histoire.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif de ce mémoire pourrait donc se présenter comme une tentative de remettre en perspective la prolifération des discours médicaux, le déploiement de stratégies familiales et l’avènement de l’asile dans le courant de la deuxième moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle. » (p. 38)

Questions/Hypothèses :
« [L]’essor de l’asile témoigne-t-il d’une démission des familles dans la gestion du sort de leurs membres aliénés au cours du dernier tiers du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle? » (p. 39)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
472 fiches constituées dont 402 concernent des habeas corpus.

Type de traitement des données :
Analyse statistique et analyse de contenu

3. Résumé


« En s’inscrivant directement au coeur des débats historiographiques concernant la place des familles dans la gestion de la folie au Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, l’étude des habeas corpus en matière civile autorise un éclairage original sur les relations entretenues entre les individus et les institutions asilaires. En effet, les dossiers, en tant qu’archives judiciaires, nous livrent des traces brutes de vies qui ne demandaient nullement à se raconter ainsi. La retranscription des mots et actes d’individus anonymes contraints par les événements, en dehors de la simple nécessité de mise en page, offre un effet de réel immédiat aux témoignages qui, s’ils ne disent pas forcément la vérité, portent en eux de la vérité. Cette vérité que nous trouvons dans les habeas corpus, c’est la position dans laquelle chacun articule sa propre vie face à celle du groupe social et par rapport aux autorités. Les habeas corpus constituent donc une source précieuse, même si les dossiers se révèlent assez délicats à traiter. » (p. 158)