La concomitance entre le sexe d’une progéniture homogène et celui du membre dominant du couple

La concomitance entre le sexe d’une progéniture homogène et celui du membre dominant du couple

La concomitance entre le sexe d’une progéniture homogène et celui du membre dominant du couple

La concomitance entre le sexe d’une progéniture homogène et celui du membre dominant du couples

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Référence bibliographique [6327]

Demers, Alain. 2000. «La concomitance entre le sexe d’une progéniture homogène et celui du membre dominant du couple». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans cette recherche, une relation entre le sexe du membre dominant dans le couple et celui d’une progéniture homogène pour le même genre d’échantillon que Debigar (1995) sera éprouvée. » (p. 28)

Questions/Hypothèses :
« L’hypothèse principale prétend qu’il y a concomitance entre le sexe du membre dominant et celui de la progéniture du couple » (p. 28)
Première hypothèse secondaire : « Le recours à une tierce personne pour évaluer les comportements de domination (par le partenaire) serait exempt de désirabilité sociale. » (p. 28)
« La seconde hypothèse secondaire veut évaluer le niveau d’anxiété (le stress) en tant que facteur perturbateur dans l’évaluation. » (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
61 couples

Instruments :
- Le Test d’évaluation du répertoire interpersonnels (TERCI; Hould, 1979)
- L’Inventaire des réactions interpersonnelles et intimes version 8 (IRSI; Debigaré, 1995)
- La mesure du stress psychologique (MSP-25A; Lemyre et al., 1990)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Le présent mémoire veut vérifier la légitimité d’une assertion de Debigaré (1995) qui, si elle est démontrée, permettrait d’avoir un fait observable à titre d’indicateur du membre dominant dans un couple. Cet auteur affirme à cet effet qu’il existe un lien direct entre le sexe de la progéniture d’un couple et le membre dominant de la dyade. Plus précisément, que le sexe des enfants serait identique à celui du membre dominant dans le couple. Afin de juger de la validité de cette hypothèse, deux questionnaires de type papier/crayon ont été utilisés : ces tests mesurent la dominance, il s’agit du TERCI de R. Hould (1979), et le IRSI (version 8) de J. Debigaré (1995). De plus, considérant que les essais antérieurs de validation de cette hypothèse ne sont pas avérés concluants, deux hypothèses secondaires ont été formulées. La première postulait que l’évaluation par une tierce personne ne serait pas affectée par la désirabilité sociale, tandis que la seconde prédisait qu’il y aurait plus de résultats significatifs dans le sous-groupe des moins stressés que dans celui des stressés. Ainsi, deux autres tests ont été utilisés, afin de vérifier ces hypothèses. Le premier est le MSP-25A de Lemire, Tessier & Fillion (1990), qui mesure le stress psychologique, et le deuxième est le BIDR de Pauhlus (1986), traduit par Cournoyer & Sabourin (1989), qui mesure la désirabilité sociale. L’ensemble de ces tests a été distribué à des couples ayant deux enfants ou plus du même sexe. Les participants devaient être les parents biologiques des enfants et vivre ensemble au moment de l’expénience. En tout, 105 couples ont accepté de participer à la recherche dont 68 ont été retourné les tests. Toutefois, l’échantillon s’est composé de 61 couples dont 31 avaient des filles et 30 des garçons. L’âge moyen du plus jeune rejeton était de 10.03 ans. Des statistiques ont été menées (anova, test LSD de Fisher et corrélations) et dans l’ensemble, les résultats obtenus aux deux tests qui mesurent la variable de dominance, montrent que les interactions touchant le sexe des parents et celui de leurs enfants sont significatives chez les couples à progéniture féminine ( IRSI (F (3,118) = 4.20, p < 0.043) et TERCI (F (3,118) = 4.07, p < 0.046». Les résultats confirment ainsi en bonne partie l’hypothèse principale que l’on voulait tester. De plus, la première hypothèse secondaire est confirmée, tandis que la deuxième est infirmée. Cela veut dire que les résultats ne sont pas affectés par la désirabilité sociale d’une part et, d’autre part, que l’on peut utiliser l’ensemble des résultats significatifs sans égard aux sous-groupes des stressés/moins stressés. Bref, pour ce qui est de l’objet de la recherche, on relève une concomitance entre le sexe d’une progéniture homogène et celui du parent dominant, mais seulement en ce qui concerne les couples à progéniture féminine. L’apport principal de cette recherche est qu’elle apporte, pour une première fois, un support empirique aux observations cliniques de Debigaré (1995).
28 août 2000 »
http://www.uqtr.ca/biblio/notice/resume/03-2212371R.html --> Consulté le 30 mai 2002.