Trois vilains petits canards : Étude sur la filiation de parenté et la désafiliation sociale

Trois vilains petits canards : Étude sur la filiation de parenté et la désafiliation sociale

Trois vilains petits canards : Étude sur la filiation de parenté et la désafiliation sociale

Trois vilains petits canards : Étude sur la filiation de parenté et la désafiliation sociales

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Référence bibliographique [6284]

Dufour, Rose. 2000. «Trois vilains petits canards : Étude sur la filiation de parenté et la désafiliation sociale». Dans L’errance urbaine , par Brigitte Garneau, sous la dir. de Danielle Laberge, p. 137-159. Sainte-Foy (Québec): Éditions Multi-Mondes

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Analyser dans la perspective de l’anthropologie de la parenté, l’histoire de vie et la mémoire généalogique de trois hommes itinérants.

Questions/Hypothèses :
« Concernant la filiation : l’itinérant présente un trouble de la filiation, il n’est pas inscrit dans son unité de filiation.
Concernant la germanité : l’itinérant n’est pas inscrit dans son groupe de germains.
Concernant l’alliance : sur le plan sexuel comme sur le plan matrimonial, l’itinérant n’est pas inscrit dans une relation d’échange.
Concernant la résidence : l’itinérant se montre incapable d’autonomie résidentielle, il dépend de la résidence des parents puis des refuges publics.
Concernant l’héritage : l’itinérant se montre incapable de le gérer; il le refuse ou s’en départit. » (p. 146)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Récits de vie de trois hommes itinérants

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Ce conte d’Andersen, Le vilain petit canard, parle d’itinérance. Qui est ce vilain petit canard? D’où vient-il? Où va-t-il? Ses origines sont-elles les mêmes que celles de ses soeurs et frères ou vient-il d’ailleurs, comme le prétend la vieille cane expérimentée du récit? En quoi est-il différent? Sa différence est-elle superficielle ou profonde? Loge-t-elle dans le regard de l’autre ou provient-elle de sa nature profonde? À l’instar du vilain petit canard, qui est l’itinérant? D’où vient-il? Comment est-il devenu itinérant? L’itinérance frappe-t-elle, à la manière d’une maladie infectieuse, n’importe qui, n’importe quand? Pour amorcer des réponses à ces questions, je suis allée rencontrer des itinérants dans un refuge et je me suis intéressée à leur histoire et à leur généalogie. Dans un premier temps, par souci d’approfondissement, que je justifie plus loin, je me suis concentrée sur l’histoire d’hommes itinérants. Je raconterai, trop brièvement, l’histoire de trois d’entre eux. » (pp. 137-138)