Troubles affectifs majeurs et comportements suicidaires parmi la parenté biologique des individus atteints du trouble bipolaire

Troubles affectifs majeurs et comportements suicidaires parmi la parenté biologique des individus atteints du trouble bipolaire

Troubles affectifs majeurs et comportements suicidaires parmi la parenté biologique des individus atteints du trouble bipolaire

Troubles affectifs majeurs et comportements suicidaires parmi la parenté biologique des individus atteints du trouble bipolaires

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Référence bibliographique [6271]

Faucher, Brigitte. 2000. «Troubles affectifs majeurs et comportements suicidaires parmi la parenté biologique des individus atteints du trouble bipolaire». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette recherche vise à étudier « la prévalence du comportement suicidaire (incluant les suicides réussis et les tentatives) et du trouble affectif (major affective disorder) [qui] ont été observés dans la parenté immédiate de participants avec un trouble bipolaire et sans maladie mentale. » (traduction libre, p. 28)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon comporte 50 participants atteints du trouble bipolaire et 98 participants sans trouble mental. » (p. iii)

Instruments :
- Family interview for Genetics Studies

Type de traitement des données :
Analyse de contenu et analyse statistique

3. Résumé


« Cette étude vise à documenter les troubles affectifs majeurs (c.-à-d. la dépression majeure et le trouble bipolaire) et les comportements suicidaires (c.-à-d. les tentatives de suicide et les suicides complétés) parmi les membres de la parenté au premier degré d’individus atteints du trouble bipolaire comparativement à la parenté d’individus sans trouble mental.
[...] L’évaluation des diagnostics à l’axe 1 et II et des comportements suicidaires parmi les participants a été effectuée à l’aide du SCID-IV 1 et II (Spitzer et al., 1990a, 1990b) par des cliniciens expérimentés. L’évaluation de la psychopathologie et des comportements suicidaires parmi les 1090 membres de la parenté au premier degré des participants a été réalisée à l’aide du Family Interview for Genetic Studies (Maxwell, 1992) par l’entremise de 361 informateurs (c.-à-d. l’équivalent d’un à trois membres de la parenté par famille). Deux types de comparaisons ont été exécutés, soit les comparaisons reposant sur les participants (proportion de participants qui ont au moins un membre de la parenté ayant des antécédents de troubles affectifs majeurs ou de comportements suicidaires) et celles effectuées en fonction des membres de la parenté (prévalence des troubles affectifs majeurs et des comportements suicidaires parmi la parenté).
Les résultats démontrent que les participants souffrant du trouble bipolaire sont plus nombreux que ceux sans trouble mental à avoir au moins un membre de leur parenté avec des antécédents de troubles affectifs majeurs. De façon similaire, la prévalence des troubles affectifs majeurs parmi la parenté au premier degré des participants ayant le trouble bipolaire est supérieure à celle observée parmi la parenté des participants sans trouble mental.
En contrepartie, les résultats indiquent que les participants ne se distinguent pas quant à la proportion de ceux-ci ayant au moins un membre de la parenté avec antécédents de comportements suicidaires. De plus, la prévalence des comportements suicidaires parmi la parenté des participants ayant le trouble bipolaire est équivalente à celle observée parmi la parenté des participants sans trouble mental. Enfin, les résultats démontrent que la présence d’antécédents suicidaires chez les participants ayant le trouble bipolaire ne contribue pas à augmenter le risque de conduites suicidaires parmi la parenté.
Les résultats portant sur les troubles affectifs majeurs concordent avec ceux de plusieurs études de famille ayant observé une prévalence élevée de ces troubles parmi les membres de la parenté des individus atteints du trouble bipolaire. Cependant, la prévalence des comportements suicidaires parmi cette même parenté est inférieure aux taux recensés dans la littérature. Ces résultats permettent de constater que la parenté des personnes ayant le trouble bipolaire n’est pas à plus grand risque pour les conduites suicidaires comparativement à la parenté des gens sans trouble mental. » (pp. iii-iv)