L’effet de la dépression maternelle sur le coping de l’enfant

L’effet de la dépression maternelle sur le coping de l’enfant

L’effet de la dépression maternelle sur le coping de l’enfant

L’effet de la dépression maternelle sur le coping de l’enfants

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Référence bibliographique [6236]

Grenier, Karine. 2000. «L’effet de la dépression maternelle sur le coping de l’enfant». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le but de cette recherche est d’évaluer l’effet de la dépression maternelle sur le coping de son enfant. Nous vérifierons également si la dépression maternelle est en lien avec la présence de dépression et de troubles extériorisés de la conduite chez l’enfant. » (p. 47)

Questions/Hypothèses :
« [...] nous avons formulé quatre hypothèses : 1) les enfants de mères dépressives présentent un taux plus élevé de dépression que les enfants de mères non dépressives; 2) les enfants de mères dépressives présentent davantage de troubles extériorisés de la conduite que les enfants de mères non dépressives; 3) il n’y a pas de différence entre les enfants de mères dépressives et les enfants de mères non dépressives quant à la fréquence d’utilisation des stratégies de coping; 4) les enfants de mères dépressives ont une perception plus négative de l’efficacité des stratégies de coping qu’ils utilisent que les enfants de mères non dépressives. » (p. ii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Nous évaluons deux échantillons distincts : le groupe contrôle provient de quatre classes de la commission scolaire du Centre-de-la-Mauricie (n=85), alors que le groupe expérimental est issu de la clinique externe de psychiatrie de Shawinigan (n=22). » (pp. ii - iii)

Instruments :
- Le Schoolagers’ Coping Strategies Invenfory (SCSI; Ryan, 1990)
- Le Children Depression Inventory (CDI ; Kovacs, 1982)
- Le Child Behavior Checklist (CBCL ; Achenbach & Edelbrock, 1983)
- Le Beck Depression Inventory (BDI, Beck, 1978)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La dépression est un trouble qui affecte les différentes sphères de la vie d’un individu (personnelle, familiale, sociale et professionnelle). De nombreux auteurs reconnaissent l’importance de la relation mère-enfant dans le développement humain. Cela nous amène à croire qu’une dépression chez la mère provoquerait de graves perturbations dans la vie de son enfant. En effet, Weissman, Prusoff, Gammon, Merikangas, Leckman, & Kidd (1984) soulignent que les enfants de parents dépressifs reçoivent trois fois plus de diagnostics psychiatriques que les enfants de parents non dépressifs. La dépression affecte également les stratégies d’adaptation (coping) d’un individu. Dans cette étude, nous nous intéressons à l’influence de la dépression maternelle sur le coping de l’enfant. [...] Nous évaluons deux échantillons distincts : le groupe contrôle provient de quatre classes de la commission scolaire du Centre-de-la-Mauricie (n=85), alors que le groupe expérimental est issu de la clinique externe de psychiatrie de Shawinigan (n=22). Dans un premier temps, nous avons rencontré les enfants et nous leur avons administré le Schoolagers’ Coping Strategies Invenfory (SCSI; Ryan, 1990) pour évaluer leurs stratégies d’adaptation ainsi que le Children Depression Inventory (CDI ; Kovacs, 1982) afin de déceler la présence de troubles dépressifs chez ceux-ci. Ensuite, les mères devaient répondre au Child Behavior Checklist (CBCL ; Achenbach & Edelbrock, 1983) afin d’évaluer les troubles de comportement de leur enfant. Les mères du groupe contrôle devaient également répondre au Beck Depression Inventory (BDI, Beck, 1978) afin de pouvoir écarter de notre échantillon celles qui souffraient de dépression. Les résultats ont été traités à l’aide d’analyses de comparaison de moyenne (test-t) et d’analyses de variance (ONEWAY). Les principaux résultats révèlent qu’il n’y a pas de différence significative entre les enfants de mères dépressives et les enfants de mères non dépressives quant au taux de dépression chez l’enfant. Il n’y a pas de différence entre ces deux groupes d’enfants par rapport à la perception de l’efficacité des stratégies de coping qu’ils utilisent. Comme nous l’avions anticipé, les résultats n’indiquent pas non plus de différence entre nos groupes quant à la fréquence d’utilisation des stratégies de coping. Les résultats révèlent cependant que les enfants de mères dépressives présentent un taux plus élevé de troubles extériorisés de la conduite que les enfants de mères non dépressives.
26 juillet 2000 »
http://www.uqtr.ca/biblio/notice/resume/03-2211509R.html --> Consulté le 30 mai 2002.