Familles et modes de résidence en milieu urbain québécois en période d’industrialisation: Le cas de la ville de Québec

Familles et modes de résidence en milieu urbain québécois en période d’industrialisation: Le cas de la ville de Québec

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] [C]ette étude vise d’abord à établir, par un bref aperçu, la condition sociale et économique de la ville de Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle et à en dégager ses caractéristiques. Cette étape permettra de cerner le contexte dans lequel vivaient les familles québécoises. Ensuite, notre travail a pour objectif de mettre en place une grille de classification des ménages adaptée aux données dont nous disposons. En troisième lieu, ayant classé les ménages tels qu’ils se dégagent à partir du recensement nominatif de 1901, nous serons à même de saisir les facteurs explicatifs des variations des structures des ménages au sein de la ville». (p. 11)

Questions/Hypothèses :
« [Q]uels sont les modes de résidence des familles en milieu urbain québécois au début du XXe siècle? » (p. 11)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données du recensement nominatif de 1901

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« En 1972, Peter Laslett et ses collègues de l’École de Cambridge publiaient un ouvrage qui rangeait au musée des mythes la thèse de la nucléarisation de la famille par l’industrialisation. La thèse de Laslett, pour laquelle éloges et critiques abondent, est devenue incontournable pour qui veut étudier l’histoire de la famille. Malgré l’apport incontestable de Laslett, de nombreuses limites théoriques et méthodologiques meublent encore les travaux de recherche sur les transformations de la structure des ménages en Occident en période industrielle.
Cherchant à pallier certaines de ces lacunes, notre recherche s’intéresse aux ménages urbains québécois dans un contexte de début d’industrialisation pour tenter d’en dégager certains facteurs qui régissent les modes de résidence (type de famille, corésidence, etc.). À partir des données nominatives du recensement de 1901 pour la ville de Québec, nous avons construit une typologie des modes de résidence afin d’étudier la variation des structures des ménages et des types d’organisation familiale qui s’y trouvent en fonction de dimensions économiques, culturelles, et démographiques. La famille, contrairement à la croyance populaire qui veut qu’en ville elle soit plus simple et moins étendue qu’elle ne l’est en milieu rural, est alors apparue comme une institution malléable s’adaptant dans une trajectoire multiforme. » (résumé de l’auteure)