La représentation de soi et des figures parentales chez les enfants à risque, maltraités et tout-venant

La représentation de soi et des figures parentales chez les enfants à risque, maltraités et tout-venant

La représentation de soi et des figures parentales chez les enfants à risque, maltraités et tout-venant

La représentation de soi et des figures parentales chez les enfants à risque, maltraités et tout-venants

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Référence bibliographique [6069]

Plourde, Stéphanie. 2000. «La représentation de soi et des figures parentales chez les enfants à risque, maltraités et tout-venant». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières, Québec, Université du Québec èa Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans le présent mémoire, il sera question de vérifier si l’analyse de la perception que l’enfant a de ses comportements et de ses sentiments et de la perception qu’il a des comportements et des sentiments de ses parents, telle que mesurées par le TDVP, peut permettre de différencier trois groupes d’enfants, les enfants violentés et négligés, les enfants à risque et les enfants tout-venant. » (p. 46)
Questions/Hypothèses :
- « Les enfants du groupe à risque attribuent moins de comportements et d’affects négatifs aux personnages parentaux aussi bien qu’à eux-mêmes que les enfants maltraités;
- Les enfants à risque attribuent plus de comportements et d’affects positifs aux personnages parentaux aussi bien qu’à eux-mêmes que les enfants maltraités;
- Les enfants du groupe à risque attribuent plus de comportements d’affects négatifs aux images parentales aussi bien qu’à eux-mêmes que les enfants tout-venant;
- Les enfants à risque attribuent aux images parentales aussi bien qu’à eux-mêmes moins de comportements et d’affects positifs que les enfants tout-venant. » (p. 47)

2. Méthode

Échantillon/Matériau :
« L’échantillon est composée de 54 enfants, âgés de 4 à 6 ans. Ces enfants sont répartis en trois groupes: à risque (n=18), maltraités (n=18) et tout-venant (n=18). » (p. 50)

Instruments :
« Deux instruments ont servi à l’identification de facteurs de risque afin de constituer le groupe d’enfants à risque. Avec l’aide d’un questionnaire démographique des informations ont pu être d’abord recueillies auprès des parents. Ensuite, à partir de la grille de facteurs de risque [...] de Jourdan-Ionescu, Palacio-Quintin, Desaulniers et Couture (1998), nous avons identifié les facteurs de risque que nous retrouvions dans chaque famille. » (p. 53) « Afin d’étudier la perception de l’enfant, nous avons utilisé un test aperceptif, soit le test de dépistage de la violence parentale (TDVP) (Palacio-Quintin, 1992, 1996, 1999). » (p. 53)
Type de traitement des données :
Analyse statistique, analyse de contenu

3. Résumé


« Depuis quelques années l’intérêt porté aux enfants victimes de mauvais traitements a connu une croissance importante dans notre société. D’ailleurs, pour mieux saisir la réalité de cette problématique plusieurs recherches ont été mises sur pied. Parmi ces recherches nous retrouvons des études sur les conséquences de l’abus et de la négligence envers l’enfant. Les conséquences de la maltraitance ont fait comprendre aux chercheurs l’importance d’approfondir les connaissances en étudiant aussi les facteurs de risque pouvant venir influencer l’adaptation et le développement physique, social et affectif de l’enfant. Dans la littérature scientifique, la plupart des études réalisées ont été effectuées auprès des parents. Ainsi, peu d’études se sont tournées directement vers l’enfant pour recueillir des informations quant à son vécu. Il sera donc question dans le présent projet d’aborder la perception que l’enfant se fait de lui-même et de ses figures parentales selon qu’il appartient au groupe d’enfants à risque, maltraités ou tout-venant. Nous retrouvons dix-huit enfants âgés de quatre à six ans dans chacun des groupes étudiés (à risque, maltraité et tout-venant). Pour vérifier les perceptions de l’enfant face aux personnages parentaux et de lui-même nous avons utilisé le TDVP (Test de dépistage de la violence parentale, Palacio-Quintin, 1992). L’enfant devait raconter des histoires suite à la présentation des images du test. Les résultats indiquent que les enfants à risque attribuent à leurs parents et à eux-mêmes moins de comportements et d’affects négatifs que les enfants maltraités. Nous observons aussi que les enfants à risque attribuent moins de comportements et d’affects positifs aux images parentales et à eux-mêmes que les enfants tout-venant. Il importe également de relever que cette étude corrobore les résultats des recherches précédentes à savoir que les enfants maltraités attribuent plus de comportements et d’affects négatifs et moins de comportements et d’affects positifs aux images parentales et à eux-mêmes que les enfants tout-venant. » (p. iii)