Différence entre travail de deuil et travail de séparation

Différence entre travail de deuil et travail de séparation

Différence entre travail de deuil et travail de séparation

Différence entre travail de deuil et travail de séparations

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Référence bibliographique [5935]

Berger, Maurice et Rigaud, Catherine. 2001. «Différence entre travail de deuil et travail de séparation ». PRISME, vol. 36, p. 44-52.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Nous allons évoquer ici brièvement la différence entre travail de deuil et travail de séparation. La question se pose dans de nombreux contextes. Par exemple, lors de la séparation d’un couple, peut-on dire qu’un sujet doit parvenir à faire le deuil de son conjoint pour pouvoir ne plus être ’envahi’ intérieurement par cet événement ? D. Anzieu (1995) avait pris une position radicale : le terme deuil doit être réservé à la mort d’un être aimé, c’est la réaction à cette disparition, et ’faire le deuil de’ hors de ce contexte précis est un abus de langage.
Deuil et séparation concernent tous les deux la clinique de la perte, mais semblent correspondre à des processus différents, et nécessiter des approches thérapeutiques différentes lorsqu’ils prennent une tournure pathologique.
Nous allons réfléchir sur cette question à propos d’une situation particulière, celle des enfants séparés judiciairement de parents maltraitants, ou gravement négligents, ou souffrant de troubles psychiques incompatibles avec l’exercice d’une parentalité totale, et incapables de modifier leurs attitudes éducatives malgré les aides qui leur sont proposées. » (p. 44)

2. Méthode



Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Le terme de travail de deuil semble utilisé de manière abusive pour toutes les situations impliquant une perte alors qu’il devrait, selon les auteurs, être réservé aux situations de mort d’un être cher. Les séparations confrontent le sujet à un travail psychique différent, comme le montrent les situations de séparation judiciaire parents-enfants. En effet, dans la séparation, la perte n’apparaît pas irréversible car l’absent est toujours vivant, ce qui rend très difficile d’y renoncer. Dans les deux situations, ce qui importe le plus est la trace laissée en soi par l’objet, satisfaisante ou insatisfaisante, et de cela dépendra le risque que s’installe un deuil pathologique en cas de mort d’un proche, ou une idéalisation et une angoisse envahissantes concernant l’objet dont le sujet est séparé. » (p. 45)