L’indépendance résidentielle des jeunes : Pratiques et attitudes

L’indépendance résidentielle des jeunes : Pratiques et attitudes

L’indépendance résidentielle des jeunes : Pratiques et attitudes

L’indépendance résidentielle des jeunes : Pratiques et attitudess

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Référence bibliographique [5893]

Chevrier, Marie. 2001. «L’indépendance résidentielle des jeunes : Pratiques et attitudes». Thèse de doctorat, Ste-Foy (Québec), Université Laval, Département de sociologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Notre intérêt se centre sur cette pratique étonnante, c’est-à-dire sur le fait de quitter ses parents sans avoir au préalable obtenu un emploi stable. » (p. 2)

Questions/Hypothèses :
« Nous supposons que des influences opposées déterminent des pratiques et des valeurs contradictoires chez ces jeunes. » (p. 2)
« Nous supposons que cette pratique stupéfiante [cf. intentions] pourrait être un indice de l’émergence de nouveaux rapports à la société, à la famille et au travail. » (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Nous avons rencontré vingt-neuf répondants. Dix-huit d’entre eux habitent la ville de Québec et onze vivent dans la ville de Montréal. Nous avons interrogé dix-huit filles et onze garçons dont les âges se répartissent entre dix-sept et vingt-neuf ans: 1-17 ans, 5-18 ans, 4-19 ans, 6-20 ans, 5-21 ans, 2-22 ans, 1-23 ans, 2-25 ans et 3-29 ans. Nous classons les âges en trois catégories: les adolescents de 17-18-19 ans (6), les jeunes adultes de 20-24 ans (18) et les adultes de 25-29 ans (5). » (p. 92)

Instruments :
Guide d’entrevue

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Un nombre grandissant de jeunes quittent le foyer parental sans autonomie financière. Ces jeunes ont développé des pratiques de débrouillardise dont nous avons exploré les avenues.
Ces pratiques proviennent largement des aspirations à l’indépendance, de la recherche d’une plus grande liberté et de la quête d’un environnement plus sain. Malgré leurs besoins de soutien et d’encadrement, ces jeunes refusent l’autorité et le contrôle parental.
Les pratiques de débrouillardise des jeunes novateurs ont un caractère temporel. Il s’agit de pratiques tampons qui facilitent le passage au statut d’adulte. Les différentes dimensions de l’autonomie ne sont plus acquises d’un bloc mais les unes après les autres. L’intégration au marché du travail s’effectue dorénavant selon un cheminement personnalisé.
Les divers types de soutien parental sont reliés entre autres aux styles d’éducation prodigués durant l’enfance. Dans le cadre d’une éducation égalitaire, les parents appuient une démarche où la liberté démantèle la pratique traditionnelle du passage au statut adulte qui alliait l’autonomie résidentielle et l’autonomie financière.
Nous assistons également à une féminisation du soutien parental. Nous avons noté une expansion des relations familiales tant en terme de durée qu’en terme de contenu. Nous observons l’implantation de nouvelles formes de sociabilité et de solidarité. La constitution de groupes colocatifs, formés de personnes autres que les membres d’une même famille, est un phénomène qui permet de nouvelles formes de relations tant sur le plan humain qu’économique. » (résumé court)