La relation entre la capacité de résolution de problèmes parentaux et le sexe des parents chez des parents maltraitants et tout venants

La relation entre la capacité de résolution de problèmes parentaux et le sexe des parents chez des parents maltraitants et tout venants

La relation entre la capacité de résolution de problèmes parentaux et le sexe des parents chez des parents maltraitants et tout venants

La relation entre la capacité de résolution de problèmes parentaux et le sexe des parents chez des parents maltraitants et tout venantss

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Référence bibliographique [5877]

Coutu, Nathalie. 2001. «La relation entre la capacité de résolution de problèmes parentaux et le sexe des parents chez des parents maltraitants et tout venants». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le but de cette recherche est de voir s’il existe des différences dans la capacité de résolution de problèmes parentaux selon que le parent est de sexe féminin ou masculin et selon qu’il est un parent maltraitant ou tout venant. » (sommaire)

Questions/Hypothèses :
« 1) Les mères toutes venantes performeront mieux que les pères tout venants dans les situations de résolution de problèmes parentaux
2) Les mères maltraitantes performeront mieux que les pères maltraitants dans les situations de résolution de problèmes parentaux.
3) Les pères tout venants performeront mieux que les pères maltraitants dans les situations de résolution de problèmes parentaux. » (p. 40)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon de cette recherche est composé de 19 mères maltraitantes, 22 mères toutes venantes, 19 pères maltraitants et 14 pères tout venants. » (p. 42)

Instruments :
Questionnaires sociodémographique

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Depuis une trentaine d’années, plusieurs auteurs en psychologie se sont intéressés à la capacité de résolution de problèmes sociaux. Entre autres, D’Zurilla et Goldfried (1971) ont défini la capacité de résolution de problèmes sociaux comme un processus cognitif, affectif et comportemental qui rend disponible une variété de réponses alternatives efficaces pour faire face aux situations problématiques et qui augmente la probabilité de choisir la réponse la plus efficace parmi une variété d’alternatives. Plus récemment, certains auteurs se sont intéressés à la résolution de problèmes parentaux. Par exemple Hansen, Pallota, Tischelman, Conaway et Mac Millan (1989) ont démontré que les mères maltraitantes étaient moins aptes que les mères non maltraitantes à résoudre des problèmes parentaux. La plupart des études concernant les parents ont porté sur les mères, alors qu’on a souvent omis de s’intéresser aux pères. Les rares recherches concernant les pères font remarquer que malgré l’évolution du rôle paternel, les hommes et les femmes demeurent, encore aujourd’hui, dans leur rôle et leurs responsabilités traditionnels : l’éducation et les soins aux enfants sont encore majoritairement des tâches assumées par les mères (Dienhart, 1998). Le rôle de parent peut parfois être assumé de manière dysfonctionnelle et certains parents peuvent être considérés comme maltraitants. Pour plusieurs auteurs, la maltraitance englobe la notion de négligence, de violence physique et psychologique et certains incluent également l’abus sexuel. Dans une recherche, Azar, Robinson, Hekimian et Twentyman (1984) mettent en relation la capacité de résolution de problèmes et la maltraitance et rapportent que les mères maltraitantes montrent une capacité de résolution de problèmes plus pauvre et une élaboration plus restreinte de solutions que les mères non maltraitantes. Quelques études traitent de la capacité de résolution de problèmes parentaux, mais avec des mères seulement ou en confondant pères et mères ensemble (Hansen, Pallota, Christopher, Conaway & Lundquist, 1995; Hansen & al., 1989; Azar & al., 1984). Certaines recherches ont étudié la capacité de résolution de problèmes des mères maltraitantes, mais aucune ne fait allusion directement aux pères. Aucune étude ne traite du lien possible entre la capacité de résolution de problèmes parentaux et le sexe des parents selon qu’il s’agit de parents maltraitants ou non, [cette recherche tentera de combler cette lacune]. L’échantillon est composé de 19 mères maltraitantes, 22 mères toutes venantes, 19 pères maltraitants et 14 pères tout venants. Tous les sujets proviennent de milieu socio-économique faible. L’expérimentation est basée principalement sur le questionnaire de ’résolution de situations problématiques parentales’ construit par Hansen, Tischelman, Conaway et Mac Millan (1988) et adapté par Palacio-Quintin (1992). Les résultats obtenus révèlent que les mères toutes venantes ont une meilleure capacité de résolution de problèmes parentaux que les pères tout venants sur les dimensions du caractère approprié et sur la cote totale, alors que les dimensions de la capacité d’assumer et de l’organisation de l’action sont semblables dans les deux groupes. Les résultats sont les mêmes en ce qui concerne les mères et les pères maltraitants. Cependant, il y a une seule différence significative entre les pères maltraitants et les pères tout venants. À savoir qu’en général, les pères tout venants ont une meilleure capacité à assumer eux-mêmes leurs problèmes que les pères maltraitants. Cela démontre entre autres qu’il serait intéressant de valoriser l’implication des pères auprès de leurs enfants afin qu’ils apprennent à mieux répondre à leurs besoins. »
3 juillet 2001
http://www.uqtr.ca/biblio/notice/resume/03-2224942R.html --> Consulté le 29 mai 2002.