L’impact de l’insécurité et des risques sociaux sur la fécondité au Canada : une étude empirique des mécanismes que supposent les politiques familiales

L’impact de l’insécurité et des risques sociaux sur la fécondité au Canada : une étude empirique des mécanismes que supposent les politiques familiales

L’impact de l’insécurité et des risques sociaux sur la fécondité au Canada : une étude empirique des mécanismes que supposent les politiques familiales

L’impact de l’insécurité et des risques sociaux sur la fécondité au Canada : une étude empirique des mécanismes que supposent les politiques familialess

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Référence bibliographique [579]

Morency, Jean-Dominique. 2010. «L’impact de l’insécurité et des risques sociaux sur la fécondité au Canada : une étude empirique des mécanismes que supposent les politiques familiales». Mémoire de Maîtrise, Québec, Institut national de la recherche scientifique - Centre Urbanisation Culture Société, Département de démographie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif de ce mémoire est d’étudier la relation entre le degré de l’insécurité qui affecte les couples et leur comportement de fécondité. » (p. 39)

Questions/Hypothèses:
« Comme hypothèse générale, nous supposons que les couples qui sont le plus à l’abri des risques sociaux, c’est-à-dire ceux qui sont le moins soumis à l’insécurité économique, devraient, toutes choses étant égales par ailleurs, avoir de meilleures chances de mettre au monde le premier, le deuxième ou le troisième enfant que les autres. Ainsi, on s’attend 1) à ce que l’insécurité ait un effet négatif sur le risque d’avoir un enfant peu importe son rang, 2) à ce que le niveau de ressources ait un effet positif et) à ce que le niveau d’insécurité soit fonction du niveau des ressources. » (p 46)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur utilise « [...] des données provenant de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR), une enquête prospective à passages répétés mise en œuvre par Statistique Canada en 1993. » (p. 40) De cette enquête, l’auteur utilise « [...] trois sous-échantillons tirés de deux panels de l’EDTR). Ces sous-échantillons sont composés de femmes vivant en couple, mariées ou en union de fait, habitant le même ménage que leur conjoint et âgées de 20 à 49 ans à un moment ou l’autre de l’enquête. » (p. 42) « L’échantillon utilisé dans l’étude de la naissance du premier enfant contient 1674 femmes à risque d’avoir le premier enfant, l’échantillon de l’étude de la naissance du deuxième enfant comprend 1372 femmes à risque d’avoir le deuxième et l’échantillon de l’étude de la naissance du troisième enfant comprend 1996 femmes à risque d’avoir le troisième. » (p. 43)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Ce mémoire a pour but de vérifier si, au sein de la population canadienne en âge d’avoir des enfants, les liens que l’on suppose exister entre les facteurs que pourraient modifier les politiques et la fécondité existent vraiment. On s’intéresse à la naissance du premier, du second et du troisième enfant. On étudie l’influence des politiques telles qu’elles existent et surtout le rôle de l’insécurité sur les décisions des couples. On cherche à mesurer dans quelle mesure les ressources des individus et des couples réduisent l’effet présumé de l’insécurité sur la fécondité. […] Notre étude montre que les politiques ont un effet sur la réalisation du désir d’enfants. Chez les femmes à risque d’avoir le premier enfant, les lois du travail qui assurent à la femme le droit de retrouver son emploi après le congé de maternité et les politiques qui offrent des prestations de maternité généreuses ont un effet positif sur la naissance du premier enfant. […] Chez les femmes à risque d’avoir le deuxième enfant, ce sont les incitatifs financiers […] qui ont le plus grand impact sur la décision. » (p. iii)