La prise en charge des orphelins de père et de mère en Nouvelle-France au XVIIIe siècle : une étude exploratoire

La prise en charge des orphelins de père et de mère en Nouvelle-France au XVIIIe siècle : une étude exploratoire

La prise en charge des orphelins de père et de mère en Nouvelle-France au XVIIIe siècle : une étude exploratoire

La prise en charge des orphelins de père et de mère en Nouvelle-France au XVIIIe siècle : une étude exploratoires

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Référence bibliographique [5718]

Légaré, Jacques et Duford, Dominic. 2001. «La prise en charge des orphelins de père et de mère en Nouvelle-France au XVIIIe siècle : une étude exploratoire». Dans Famille, parenté et réseaux en Occident (XVIIe-XXe siècles) : mélanges offerts à Alfred Perrenoud , sous la dir. de Anne-Lise Head-König, Lorenzetti, Luigi et Veyrassat, Béatrice p. 119-133. Genève: Société d’histoire et d’archéologie de Genève, collection « Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire et d’archéologie de Genève », tome 61.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le but de notre recherche est de connaître quel est le sort des enfants qui deviennent orphelins de père et de mère. » (p. 119)

Questions/Hypothèses :
« Qu’arrive-t-il à l’enfant qui devient orphelin, quels sont les facteurs qui favorisent tel ou tel destin d’orphelin et surtout, qui le prend en charge? » (p. 119)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
61 orphelins de père et de mère, âgés de moins de 25 ans (âge de la majorité), issus de 18 ménages. Les données quant à ces orphelins ont été puisées dans les actes de tutelles et de curatelles.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Dans une étude précédente dédiée à l’impact de la mort du père sur le ménage, on a montré qu’au-delà de cette tragédie, la structure du ménage restait nucléaire. Nous avons cherché à savoir ici le destin des enfants mineurs quand ils se retrouvent dans un état de double orphelinage et les principaux déterminants dans le processus de prise en charge des orphelins. Les recensements n’étant pas une source suffisante pour connaître une part importante de ce moment tragique dans la vie des orphelins, les actes de tutelles et curatelles nous apportent un éclairage nouveau sur le sujet, quoiqu’ayant aussi leurs limites.
Après avoir identifié les variables décisives comme la présence ou l’absence d’une fratrie majeure chez les orphelins des différents ménages (qui tient compte de l’âge des orphelins à l’orphelinage) et les différents types de domiciles (frères et soeurs majeurs, oncles, pension, ordres religieux...) où dans la prise en charge des orphelins dans le cadre de l’unité familiale, du domicile qui reçoit l’orphelin et de son rapport au tutorat. Nous avons alors mettre[sic] en évidence l’importance de la famille et de la parenté, surtout de la fratrie majeure et des oncles, dans toutes les étapes de la prise en charge des orphelins mineurs, tant du côté de la vie quotidienne avec l’accueil à domicile des orphelins, qu’au plan plus administratif des tutelles et curatelles.
Notre étude n’étant qu’exploratoire, car elle ne portait que sur de petits nombres issus d’un sous-échantillon de ménages, nous avons quand même pu approfondir notre connaissance du fait social de l’orphelinage en Nouvelle-France au XVIIIe siècle et soulever quelques pistes de recherche. » (p. 133)